Cervidés : dynamique et gestion des populations

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Problématiques d’études et recherches de l’équipe :
Cervidés : dynamique et gestion des populations

 

 

La gestion rationnelle des populations d’ongulés sauvages, construite autour des nombreuses connaissances acquises en dynamique des populations, repose sur la recherche d’un état d’équilibre entre les populations animales et leurs habitats, en particulier forestiers. C’est le domaine des indicateurs de changement écologique (ICE), outils de suivi du système « individu-population-environnement ».


Depuis plusieurs décennies, les populations de cervidés ainsi que les ongulés de montagne ont vu leurs effectifs et leur expansion géographique s’accroître fortement. Les travaux actuels visent à compléter les connaissances de la dynamique de ces espèces et à proposer des outils de gestion appropriés.
Cerf elaphe

 

Le premier objectif scientifique porte sur l’amélioration des connaissances des paramètres démographiques et de leur intégration dans l’étude du fonctionnement des populations.

Les principales études réalisées sur des territoires de référence, et axées sur le monitoring de populations à partir d’animaux marqués, permettent d’évaluer les variations d’effectifs des populations d’ongulés. Pour l’essentiel, elles reposent sur la mise au point de nouveaux indicateurs de changement écologique. La pertinence et la précision des indicateurs renseignant l’abondance relative des populations, la performance des individus et leur impact sur la flore sont testés par comparaison aux estimations issues des modélisations par capture-marquage-recapture.

De nombreux ICE ont ainsi été testés et validés, en particulier pour le chevreuil, le cerf, le chamois, l’isard et le mouflon.

 

Toutefois, il est nécessaire d’adapter ces outils aux échelles opérationnelles : unités de gestion, massifs, départements… pour que les instances décisionnelles (commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage) puissent les intégrer dans leurs processus de fixation des plans de prélèvements et dans les orientations de gestion (schémas départementaux de gestion cynégétique).

 

Il s’agit par conséquent de prendre en compte les conditions réelles d’application pouvant s’appuyer sur un grand nombre de bénévoles : chasseurs, naturalistes, forestiers… plus ou moins spécialisés dans ces types de suivis. Ce travail s’appuie sur des structures de concertation de type Observatoires regroupant différents partenaires sur de vastes unités spatiales ou, à la demande de Fédérations départementales
des chasseurs, sur des départements tout entier.

Cette approche s’appuie sur l’adoption de stratégies d’échantillonnage développées pour chaque famille d’indicateurs.

 

Le dernier volet récemment développé, concerne la mise au point de modèles démographiques permettant d’améliorer l’efficacité de l’effort de chasse pour mieux maîtriser les effectifs de cerfs en fonction du niveau de prélèvement dans les différentes catégories d’âge et de sexe.


 

 

Chef de projet
Jacques Michallet

Équipe

Maryline Pellerin, Thierry Chevrier, Marc Marchi*,Jean Luc Hamann*, Claude Warnant* (*temps partiel).

Partenaires scientifiques
Laboratoire de biométrie et de biologie évolutive – Université de Lyon/CNRS, Inra, IRSTEA, Antagene.

Partenaires gestionnaires
Office national des forêts, Centres régionaux de la propriété forestière, Fédération nationale des chasseurs, Fédérations départementales des chasseurs, Parc naturels régionaux.

 

Points forts en 2012

  • Mise au point d’un outil de suivi d’abondance des populations de cerfs et de chevreuils en zone de montagne (Point transect).
  • Validation de l’indice kilométrique « voiture » pour suivre l’évolution des populations de chevreuils.
  • Mise au point d’un outil de suivi du potentiel de régénération des peuplements forestiers soumis à la pression des ongulés.

 

Points forts en 2011

  • Tableau de bord de gestion cynégétique opérationnel à l’échelle de l’Observatoire grande faune et habitats (OGFH).
  • Un nouvel ICE à l’étude : la charge en certaines espèces de nématodes digestifs.

 

Points forts en 2010

  • Validation de l’Indice de consommation du chêne (ICC) pour suivre la relation chevreuil-environnement dans le cadre d’une gestion adaptative des populations.
  • Démonstration de la relation positive entre la date de naissance et la survie des faons de chevreuil : étude du rôle de la mère dans ce phénomène.
  • Développement du tableau de bord pour la gestion rationnelle des populations d’herbivores sauvages dans le cadre de l’Observatoire grande faune et habitats (OGFH).


Points forts en 2009

  • Validation de l’ICE Indice Nocturne pour suivre la tendance d’évolution des effectifs d’une population de cerf.
  • Validation de l’hypothèse d’interaction négative entre cerf et chevreuil en cas de forte densité de cerfs.
  • Mise au point d’un outil de vulgarisation pour le recueil des données sur le taux de gestation des jeunes femelles de cervidés.

 

Exemples d’études et recherche

 

Combiner données cynégétiques et modélisation pour améliorer la gestion des populations de cerfs

 

Les chevreuils en bonne condition physique ont une immunité différente, mais pas meilleure

 

La gestion des espèces introduites sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon

Le tableau de bord : des indicateurs pour aider à la gestion des populations d’ongulés


Chevreuil : plan d’échantillonnage départemental pour le suivi d’un indicateur de changement écologique