La Grive litorne

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Sommaire

 

 

Description de l’espèce

Caractères biologiques

Caractères écologiques

Répartition géographique

Statut juridique

Mesures réglementaires en France

État des populations et menaces potentielles

Propositions de gestion

Axes de recherche à développer

Bibliographie

 

 

 

 

Grive litorne Turdus pilaris
Classification (Classe, Ordre, Famille) : Oiseaux, Passériformes, Turdidés (aussi Muscicapidés)

 

 

Description de l’espèce

 

La Grive litorne est un passereau de la taille du merle noir.

 

L’oiseau mesure environ 26 cm pour une envergure de 42 cm. Le poids moyen estde90 à110 get variede 79 à146g.

Elle porte un manteau tricolore : tête, arrière du cou et croupion gris bleu, ailes et dos brun roussâtre, poitrine et flancs roux fauve tacheté de noir et queue pratiquement noire.

Grive litorne ( F.Dej ONCFS)

 

La distinction entre mâles et femelles adultes est possible à partir de l’observation des plumes du vertex, gris-bleu à tache centrale plus foncée et large chez le mâle, et gris terne à tache centrale brun foncé lancéolée chez la femelle. En revanche, il n’y a aucun critère de détermination chez les jeunes.

 

La distinction entre jeunes et adultes est également possible mais l’observation reste plus délicate : les grandes couvertures externes non muées à vexille externe gris-brun et pointe blanche contrastant avec les grandes couvertures internes chez les jeunes, et toutes les grandes couvertures externes brun-marron et extrémité grise chez les adultes.

 

Confusions possibles  : Aucune confusion possible avec les autres grives.

 

 

Caractères biologiques

 

Régime alimentaire

La grive litorne se nourrit de baies et de petits invertébrés selon les saisons.

 

En automne et en hiver, le régime alimentaire de l’oiseau est essentiellement végétal (60 à 80 % de la fréquence d’occurrence) et se caractérise par la consommation de baies et de fruits tels que les baies d’aubépine Crataegus monogyna, de sorbier Sorbus aucuparia, d’alisier Sorbus aria, de lierre Hedera helix, de genévrier commun Juniperus communis, de prunellier Prunus spinosa, d’églantier Rosa canina, de viorne lantane Viburnum lantana, des grains de raisin Vitis vinifera, de houx commun Ilex aquifolium et de pommes domestiques ou sauvages. La part de la fraction animale, qui reste relativement faible, est composée d’invertébrés tels que les vers de terre, les petits mollusques et les larves de coléoptères et d’arthropodes.

 

En fin d’hiver (de janvier à mars), les adultes et larves de coléoptères, d’arthropodes, myriapodes et de lépidoptères ainsi que de gastéropodes ou encore de vers de terre sont beaucoup plus consommés, la part de cette fraction animale prenant le relais en fin de saison lorsque les baies disparaissent progressivement.

 

Au printemps et en été, son régime alimentaire est presque totalement animal (peu de végétaux) : insectes, araignées, chenilles, hyménoptères (fourmis), larves de coléoptères, escargots, vers de terre. L’oiseau se nourrit au sol, dans les arbres et buissons.

 

 

Comportement social et activité

 

Il s’agit de la plus grégaire des grives. On observe parfois en dehors de la saison de reproduction, des vols de plus de 1000 individus en hivernage et en migration.

 

Sur les zones de reproduction, les oiseaux nichent en colonies éparses de 5 à 50 couples, mais cette estimation varie d’un pays à l’autre en fonction de la richesse des habitats. Les oiseaux qui restent sur les zones de reproduction après la saison de reproduction sont souvent solitaires.

 

La grive litorne est souvent associée à la grive mauvis en migration et lors des prises de nourriture.

 

En automne et en hiver, l’activité des oiseaux est très forte. Le matin, au lever du jour, les oiseaux quittent discrètement les zones de dortoir, seuls ou en groupe, font des haltes et vont vers les zones de gagnage. La journée est consacrée à la recherche de nourriture et à l’alimentation. En milieu d’après midi, les oiseaux se rassemblent en petits groupes et se déplacent vers les zones de dortoir. Ces dernières peuvent contenir facilement 300 à 1000 individus. Arrivée bruyante au dortoir, les oiseaux se rassemblent en groupes de taille variable, se posent sur les parties hautes puis plongent dans la végétation. Cette activité, notamment la distinction entre ces différentes zones, est typique en milieux méditerranéens.

 

Reproduction et survie

 

Les couples de cette espèce monogame se forment pour la durée de la saison de reproduction.

 

La période de nidification se situe de mai à début août. Le nid est situé dans un arbre, à une hauteur comprise entre 5 et 9 m, placé dans une fourche contre le tronc, exceptionnellement au sol. Assez volumineux, Il est composé d’herbes, de brindilles, de racines, tapissé de boue et de brins d’herbes formant une coupe interne. En moyenne, la ponte comporte 4 à 6 œufs, rarement plus. L’incubation (femelle) commence souvent après la ponte du 3ème œuf et dure environ 11 à 14 jours. Deux pontes successives peuvent être déposées. Les deux sexes nourrissent les jeunes. L’envol des jeunes se fait en moyenne à l’âge de 12-15 jours et les oiseaux sont indépendants à 30 jours.

 

En Suisse, le taux de survie est estimé entre 30 et 40 % au cours de la première année et en Finlande, entre 25 et 29 %.

 

La prédation exercée sur les nids est très forte. En Allemagne, sur un effectif de 346 œufs, la production de jeunes par couple est estimée à 0,9. Également en Allemagne de l’Ouest, sur un effectif de 758 nichées, il a été enregistré une production moyenne de 4,5 jeunes par nichée réussie.

 

En France, sur un effectif de 165 nichées dont les jeunes ont été bagués, la production moyenne est de 4,4 jeunes par nichée réussie.

 

Caractères écologiques

 

 

Sur les zones de reproduction, l’espèce niche dans les moyennes et hautes latitudes du paléarctique Ouest en zone subarctique, boréale et tempérée, dans des forêts mixtes (bouleaux, pins, épicéas, aulnes, …), des plantations forestières ouvertes comme des pâturages inégaux fournis de fourrages, de champs arables, de broussailles et aussi d’arbres qui supportent des baies et d’autres fruits, mais également au bord de zones marécageuses avec des prairies ou souvent le long des rivières.

 

En hiver, elle préfère les bordures, lisières entre zones boisées et zones ouvertes ; elle a besoin de champs assez grands et accidentés.

 

 Habitat d’ivernage favorable

à la grive litorne

(D. Roux ONCFS)

 

 

Répartition géographique

 

Reproduction

Oiseau caractéristique de l’Europe septentrionale et orientale (Sibérie, Pologne, …), la grive litorne niche dans les moyennes et hautes latitudes du paléarctique Ouest en zone subarctique, boréale et tempérée, depuis la Sibérie orientale jusqu’à l’Islande, et son aire de répartition s’étend encore vers l’Ouest de l’Europe Continentale.

 

Distribution des effectifs nicheurs en France au cours de la saison de reproduction 2010. L’abondance est exprimée en nombre de mâles chanteurs recensés dans le cadre du réseau national « Oiseaux de passage » (ONCFS/FNC/FDC).

 

 

En France, la population nicheuse a fait son apparition vers les années 1950 sur les frontières Est du pays. Ce mouvement vers l’Ouest s’est progressivement accentué et dans les années 1980, la nidification a progressé vers le Nord, la Région Parisienne, le massif Central et les Alpes du Sud. Récemment, il a été montré que l’aire de reproduction en France s’étend vers le sud/sudouest.

 

Migration 

 

Contrairement à ceux de la grive musicienne et de la grive mauvis, les déplacements migratoires s’effectuent le jour.

 

La migration d’automne commence fin septembre, début octobre et continue en novembre. La grive litorne fait son apparition en France vers la mi-novembre avec des variations plus ou moins précoces ou tardives en fonction des conditions climatiques et des ressources alimentaires, et les effectifs augmentent régulièrement jusqu"en janvier.

La migration de retour, plus visible que celle d’automne, a lieu de la fin février à la fin avril.

 

 

 

Hivernage

Son aire d’hivernage est limitée à l’Europe Occidentale et Méridionale. C’est en décembre et février que l’on peut rencontrer la grive litorne partout en France continentale, en grand nombre ; elle est plus ou moins abondante selon les années en fonction des conditions climatiques. En effet, lorsque les températures sont clémentes, l’espèce a tendance à passer l’hiver plus au Nord, si la nourriture (production de baies) est conséquente.

 

En Corse, elle n’apparaît qu’occasionnellement. Les données du baguage indiquent l’origine des populations qui hivernent chez nous : l’Europe Centrale (Pologne, Tchécoslovaquie, Allemagne et Suisse), les pays scandinaves (Finlande) et baltes. Les populations françaises restent sur place ou se déplacent en fonction des conditions climatiques.

 

 

Statut juridique

 

  • Directive du Conseil du 02 avril 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages (79/409/CEE) autorisant la chasse de ces espèces (annexe II).
  • Convention de Bern du 19 septembre 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe (annexe II : espèce de faune dont l’exploitation, sous quelque forme que ce soit, est réglementée).
  • Au niveau de l’État français, un arrêté du 26 juin 1987 modifié fixe la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée. Dans cet arrêté, les grives et le Merle noir, classés dans la catégorie des “ oiseaux de passage ”, peuvent être chassés sur tout le territoire.
  • Toujours au niveau de l’État français, un arrêté annuel fixe les dates de fermeture de ces espèces.

Mode de chasse

Le mode de chasse couramment utilisé est la chasse devant soi. Dans le Sud, notamment en Méditerranée, quatre modes de chasse sont pratiqués :

  • la passée du matin et du soir : le chasseur, placé dans un affût découvert, guette le passage des oiseaux entre les zones de dortoir, généralement situées en montagne, et les zones de gagnage (cultures en plaine),
  • le cul levé : il s’agit d’une chasse devant soi, où le chasseur recherche l’oiseau sur les zones de gagnage,
  • le poste : le chasseur, placé dans un affût entièrement fermé, guette la pose de l’oiseau sur un arbre aménagé, après l’avoir attiré par des chants d’oiseaux vivant en captivité, placés à proximité des lieux (appelants),
  • les gluaux : il s’agit de la capture des grives aux gluaux à partir d’une installation fixe (arbres aménagés et cabane). Les oiseaux ainsi capturés sont destinés à servir d’appelants pour la chasse de la grive au poste (ou à la cabane).

 

La pratique de la passée est assez récente (environ une trentaine d’années), alors que la chasse au poste (ou à la cabane) et la capture des grives aux gluaux sont des modes de chasse très anciens.

 

Mesures réglementaires en France

La commercialisation est interdite (Arrêté Ministériel du 20/12/83).

 

La capture des oiseaux aux gluaux est réglementée par arrêté ministériel du 17 août 1989 relatif à l’emploi des gluaux dans les Alpes de Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse, qui fixe les conditions techniques de ce mode de chasse. En outre, l’emploi des gluaux est soumis à une autorisation annuelle délivrée par le Préfet aux détenteurs du droit de chasse sur le territoire dans lequel ils sont installés.

 

État des populations et menaces potentielles

 

Plus de 75 % des oiseaux hivernants séjournent à l’intérieur de l’Europe, mais les connaissances sur l’état des populations sont généralement faibles ou sont disponibles dans peu de pays.

 

En Europe, 32 pays accueillent des effectifs reproducteurs et la population totale est estimée entre 14 et 24 millions de couples, y compris la Russie.

 

En France, les effectifs nicheurs ont été estimés entre 10 000 et 20 000 couples à la fin des années 1990. En 1997, ces effectifs ont été estimés entre 1 000 et 10 000 couples, et la tendance de leur évolution depuis les années 1970 est en augmentation. En 2000, ils ont été estimés entre 10 000 et 20 000 couples.

 

Statut de conservation

L’espèce est considérée comme ayant un statut de conservation favorable en Europe ; elle est classée en catégorie SPEC 4 : « espèce dont les populations sont globalement concentrées en Europe et ayant un état de conservation favorable en Europe ».

 

 

Menaces

 

La chasse : l’enquête nationale réalisée en 1998-1999 sur les tableaux de chasse à tir fait apparaître un prélèvement total de 4 537 960 grives (± 1,8 %), toutes espèces confondues. Ainsi, les grives arrivent au troisième rang en terme de prélèvement parmi les 39 espèces de l’enquête. Il convient donc de rester vigilant pour cette espèce qui est soumise à une forte pression de chasse et dont les fractions migratrices, à l’automne, pourraient paraître comme une manne d’oiseaux renouvelable à l’infini.

 

Les conditions météorologiques : elles sont un facteur déterminant pour la migration et la répartition des espèces migratrices. En effet, la migration peut être interrompue ou modifiée selon les conditions météorologiques et atmosphériques rencontrées. Les zones d’hivernage peuvent évoluer en fonction des rigueurs climatiques. 

 

Les modifications et la diminution de la couverture des habitats : une modification des habitats par diminution de la couverture forestière, des haies, de la garrigue, du maquis et de la diversification des espaces est un paramètre écologique très important pour la survie de l’espèce. En effet, cette modification engendre une diminution des potentialités alimentaires et des abris efficaces. Même si, sur l’ensemble du territoire national, on note une augmentation de la surface boisée, celle-ci se fait au détriment de zones de cultures, de landes et de friches, milieux présentant des ressources alimentaires importantes.


L’influence de la chasse sur les paramètres démographiques des populations peut avoir un effet non négligeable.

 

Propositions de gestion

 

Propositions relatives au biotope et au dérangement

Il est important que nos paysages forestiers, de lande, de maquis et agricoles soient les plus diversifiés possible pour cette espèce. Ainsi, un bon habitat pour la grive litorne nécessite de réunir à la fois des potentialités alimentaires importantes et un abri efficace. Tout ce qui peut rompre la monotonie de l’habitat forestier est favorable, et tout particulièrement favoriser la fragmentation des habitats sur les zones de colonisation de l’espèce.

 

La nourriture étant essentiellement constituée de la fraction végétale en automne-hiver, tout ce qui peut favoriser la production de baies ne peut qu’accroître la capacité d’accueil d’un milieu. Les coupes de bois créent des ouvertures dans le milieu et favorisent la régénération de buissons et d’arbustes à baies intéressants pour les oiseaux, mieux qu’une forêt plus ancienne. Les interfaces entre la forêt et les secteurs agricoles sont également des zones favorables pour ces espèces (mosaïque de zones de buissons, de forêt d’arbustes et d’espaces ouverts). Il est nécessaire de maintenir les haies avec une gestion adaptée qui ne porte pas atteinte à la fructification et les bosquets ; mais aussi de favoriser la plantation de haies avec des essences intéressantes pour l’espèce et proposer des zones de reboisement à partir d’essences à production de baies consommées par ces oiseaux durant toute la période hivernale. Les prairies de fauche ou pâturées qui constituent les habitats d’alimentation privilégiés (invertébrés) doivent faire l’objet de mesures de conservation et de gestion. Il en est de même des zones à vergers (pommiers…) de plaine qui sont connues pour être très attractives en hiver ainsi que les landes à genévriers sur les plateaux.

 

En outre, il est nécessaire d’éviter la coupe des arbres et arbustes à fruits dans les exploitations forestières et de détruire la ronce et les buissons, de favoriser la conservation des haies.

 

Cet oiseau étant fortement chassé, créer des espaces en réserve pour assurer sa tranquillité pendant la recherche de nourriture, nous paraît être une bonne mesure de gestion pour cette espèce. Leur superficie doit être suffisante pour favoriser la quiétude des oiseaux et pour qu’ils puissent hiverner en toute tranquillité.


Proposition relative à la chasse

 

Pour limiter les tableaux de chasse, un prélèvement départemental maximal autorisé par chasseur et par jour peut être préconisé avec la tenue obligatoire d’un carnet de chasse.

 

Axes de recherche à développer

  • Poursuivre le suivi des populations nicheuses réalisé en France dans le cadre du programme ACT du réseau national « Oiseaux de passage » et relier l’abondance des espèces suivies au contexte environnemental (habitats, conditions météorologiques…) dans le souci d’une gestion adaptée ;
  • Poursuivre le suivi des oiseaux hivernants (comptage « Flash » de janvier) également réalisé en France dans le cadre du réseau national « Oiseaux de passage » et relier l’abondance des espèces suivies en hiver aux conditions météorologiques ;
  • Mettre en place sur des périodes triennales ou quinquennales, des enquêtes régionales sur les tableaux de chasse à tir par échantillonnage à partir des carnets de chasse pour détecter rapidement les tendances à la baisse (répartition quantitative et chronologie des prélèvements), pour expliquer l’origine de ces diminutions, et déterminer l’influence des prélèvements (âge ratio) de chaque mode de chasse ;
  • Engager des études sur l’habitat d’hivernage de cette espèce. En effet, la fragmentation de l’habitat ainsi que la structure et la dynamique de la végétation constituent des facteurs importants pour l’accueil de cette espèce en période d’hivernage. Cette étude des populations doit permettre de dégager plus précisément la part de la modification des biotopes et de pouvoir ainsi proposer des mesures de gestion de l’habitat dans le cadre de programmes d’aménagement et de gestion de l’espace rural (contrats d’agriculture durable, plans d’action multi-usages…) ;
  • Améliorer la connaissance des populations reproductrices en France par un repérage et un inventaire des sites de nidification (et donc le plus grand nombre de colonies) encore mal connus. Cette amélioration de la connaissance des sites de reproduction permettrait de mettre en place des mesures de protection et de gestion afin que l’espèce puisse poursuivre sa progression de manière durable ;
  • Évaluer l’impact des dérangements par la chasse, notamment certains modes de chasse tels que la passée du soir qui se pratique en milieu méditerranéen afin de pouvoir préconiser des mesures adéquates.
  • Mettre en place un suivi sur des stations pilotes pour mieux cerner l’abondance de cette espèce en migration et en hivernage en France ;
  • Mettre en place un programme national sur le baguage pour préciser l’origine géographique des oiseaux hivernants et pour calculer à terme des taux de survie annuelle. La dispersion des oiseaux, la durée de stationnement et la fidélité des oiseaux aux sites de nidification et d’hivernage peuvent être également appréhendées ;
  • Mettre en place un suivi de l’abondance de cette espèce en migration et en hivernage en France ;
  • Mettre en place une collecte d’ailes sur des territoires échantillons chassés pour permettre d’obtenir des données sur l’âge ratio, la répartition quantitative et chronologique des prélèvements, mais également obtenir des renseignements sur le sexe-ratio des individus hivernants (sexage moléculaire) et l’origine géographique (méthode des isotopes).

Bibliographie
 
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CRAMP S. (Ed.) 1998. – Hanbook of the birds of Europe the Middle East and North Africa : the birds of the Western Paleartic. Vol. V. Tyrant Flycathers to Thrushes. Oxford University Press, Oxford, London, New-York, 1 023 pp.

 

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rédigé par Denis Roux

 

 

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