Le Daim

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Le Daim

 

 

 

Le Daim (Dama dama)
Classe des mammifères,
ordre des artiodactyles,
famille des cervidés

 


Description de l’espèce

Le daim mesure de 1.4 à 1.6 m de long pour une hauteur de 0.7 à 1m au garrot. Le mâle, appelé daim, pèse de 55 à 100 kg, la femelle ou daine pèse de 35 à 60 kg.

Pelage de Dain En été le pelage est généralement brun-roux avec de nombreuses tâches blanches. En hiver la robe devient plus sombre et plus brune et les tâches s’estompent. Il existe une grande variabilité de couleurs allant du blanc au noir.

Le daim a une queue noire de 15 à 20 cm. Le mâle adulte porte des bois avec une palmature large et échancrée. Il se reconnaît aussi à son pinceau pénien très développé.
La chute des bois a lieu en avril-mai.
Vers l’âge de 6 mois et avec l’apparition des pivots le faon mâle devient hère. Après un an il porte des bois non ramifiés et devient daguet. Il n’est ensuite plus possible d’estimer l’âge d’un adulte en fonction du nombre de ramifications.



Répartition géographique

 

Le daim était largement représenté dans toute l’Europe avant la dernière glaciation (-60 000 à – 10 000 ans av J.C.). Il aurait été réintroduit en Europe par les Romains à partir de 150 ans après J.C.

En France il est très utilisé en parc car c’est un animal très sociable et très décoratif. Il est aussi élevé pour la venaison et en enclos de chasse.

La population sauvage la plus importante est la population alsacienne à cheval sur les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin qui compte près d’un millier de têtes avant naissances. En Seine-et-Marne il existe une population estimée à environ 200 animaux. Une population d’une centaine d’animaux occupe les Pyrénées Orientales, d’autres sont installées dans l’Essonne, dans la Loire et dans l’Indre. Les derniers cas signalés de populations dites sauvages sont plus récentes et issues dans la plupart des cas d’animaux échappés de captivité suite à la tempête de 1999 (Dordogne, Morbihan, Seine-Maritime).



Biologie

 

Régime alimentaire

Le daim est herbivore qui consomme majoritairement des herbacées mais aussi des pousses, feuilles et rameaux de feuillus et semi-ligneux, ronce et lierre, ainsi que des fruits tels que glands, châtaignes, marrons d’Inde, gui, baies diverses et céréales. Il consomme également beaucoup d’écorces, particulièrement en hiver.

 

 

Organisation sociale et spatiale

Le daim est une espèce sociable. La taille des hardes, réduite à quelques têtes en milieu forestier peut dépasser 30 têtes en milieu ouvert. Ces hardes peuvent être constituées de groupes temporairement associés. Un groupe stable est constitué d’une ou deux daines avec le faon de l’année et éventuellement celui de l’année précédente.

Il existe deux systèmes de reproduction. Certains mâles contrôlent un groupe de daines, d’autres adoptent un comportement territorial et défendent une petite zone contre toute intrusion d’un autre mâle. Dans tous les cas la plupart des femelles sera fécondée par une faible proportion de mâles (environ 10 % des mâles présents). Groupe de Daim

Les mâles rejoignent le territoire des femelles vers fin septembre, à l’approche de la période de rut. Le reste de l’année les mâles vivent seuls ou en petits groupes ne comprenant en général pas plus de six animaux. Ils fréquentent en général des zones géographiques différentes de celles des femelles. Dans certaines populations de milieux très ouverts on peut observer toute l’année des hardes avec mâles et femelles. La taille des hardes augmente avec la taille de la population.
Les jeunes mâles peuvent quitter le groupe familial et coloniser de nouveaux territoires au printemps, juste avant les mises-bas.

 



Reproduction- longévité- survie

Le rut a lieu du 10 octobre au 10 novembre environ. La daine donne naissance en juin à un faon de 4 kg environ après 8 mois de gestation. Les naissances multiples très rares. Pendant les 3 premières semaines de sa vie le faon reste caché, et sa mère vient l’allaiter 5 ou 6 fois par jour. Il suit ensuite sa mère qui a rejoint le groupe social, et il est peut former avec d’autres faons des petits groupes en périphérie de la harde principale. Le faon peut encore être allaité tout l’hiver, mais les herbacées deviennent vite la nourriture principale.
Les femelles peuvent participer à la reproduction à partir de 18 mois, si elles on atteint une masse corporelle suffisante à la fin de l’automne. Le succès reproducteur est largement conditionné par la qualité du milieu, la productivité des pâtures en été et la les disponibilités hivernales.
Le daim peut vivre jusqu’à 15-20 ans, mais il dépasse rarement 10 ans en nature. Le taux de mortalité est le plus élevé durant les premiers mois de vie.
Combat de Cerf sika

Milieux fréquentés

Le biotope classique du daim est la forêt claire de feuillus, mais il s’adapte facilement à des environnements très divers.
En dehors de la période de rut ce sont des animaux non territoriaux. Le domaine vital annuel d’un individu recouvre 100 à 200 ha. En été les femelles fréquentent de 50 à 90 ha, les mâles une centaine d’ha. Ce territoire s’accroît de 50 % en hiver. 



Statut juridique

 

 Espèce classée gibier soumise à plan de chasse obligatoire (Article 17 de la loi du 29 décembre 1978 – J.O du 30 décembre 1978).


 
Statut démographique

 

En 1983, il se tuait 179 daims à l’état libre, dans 14 départements. Presque 30 ans après le nombre de réalisations est de plus de 1 000 daims pour une cinquantaine de départements. Les cas d’animaux échappés des parcs et enclos sont très fréquents, beaucoup ont été signalés en particulier suite à la tempête de 1999 (Charente, Dordogne, Landes, Meurthe-et-Moselle, Seine-Maritime par exemple).

 

 

 Cliquer sur les cartes pour consulter les tableaux de chasse des ongulés sauvages

Daim tableaux de chasse
Daim légende tableaux de chasse

Evolution des prélèvements de daim à l’état libre (données issues du réseau « ongulés sauvages » ONCFS-FNC-FDC)

 

Sources des données :

L’enquête annuelle « Tableaux de chasse départementaux » conduite par le réseau des correspondants Cervidés-Sanglier ONCFS/FDC, maintenant dénommé Réseau Ongulés sauvages ONCFS/FNC/FDC, fournit l’évolution des prélèvements cynégétiques depuis 1983.

Deux types de données sont enregistrés, les attributions et les réalisations en parcs et enclos et hors parcs et enclos.

 


Menaces- impact sur le milieu ou activités humaines

 

Cette espèce grégaire et sédentaire peut causer de gros dégâts aux peuplements forestiers, ce qui la rend souvent indésirable à l’état sauvage.

 

De plus la superposition de cette espèce avec le cerf et le chevreuil entraîne une trop forte pression sur le milieu végétal, elle n’est donc pas souhaitée dans la plupart des cas.

Lors de la dispersion, une grande proportion des jeunes mâles est victime de collisions avec les véhicules.



Gestion de l’espèce 

L’objectif de la plupart des départements est l’élimination des daims en liberté afin d’éviter leur implantation à l’état sauvage.
Un nombre important de bracelets est attribué afin qu’un maximum de chasseurs puisse tirer un animal en cas de rencontre.



Références bibliographiques

San E., Klein F., 1995 : Les populations de Daim, de Cerf sika et d’Hydropote en France. Bulletin Mensuel de l’Office National de la Chasse, n°205, Novembre 1995.

Saint-Andrieux C., Klein F., Leduc D. & Guibert B. 2006 - Le Daim et le Cerf sika : deux cervidés invasifs en France. Faune sauv., 271 : 18-22

Saint-Andrieux C., Pfaff E. & Guibert B. 2009 - Le Daim et le Cerf sika en France : nouvel inventaire. Faune sauv., 285 : 10-15