Le Vanneau huppé

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Sommaire

 

Critères de détermination du sexe et de l’âge
Caractères biologiques

Caractères écologiques

Répartition géographique

Statut juridique

Mesures réglementaires prises en faveur de l’espèce

Etat des populations et menaces potentielles

Propositions de gestion

Axes de recherche à développer

Bibliographie

 

 

Le Vanneau huppé - VANELLUS VANELLUS
Classification (Classe, Ordre, Famille) : Oiseaux, Charadriiformes, Charadriidés

 

 

Critères de détermination du sexe et de l’âge
 

Mâle adulte  : joue blanche barrée de noir au niveau de l’œil ; œil noir ; arrière de la tête marron et dessus noir ; longue huppe noire ; face et plastron noir contrastant avec le ventre blanc ; sous-caudales rousses ; queue blanche terminée d’une barre noire ; nuque, manteau et dessus des ailes vert foncé, avec des reflets bronze et violacés ; bec noir ; pattes rougeâtres ; aile arrondie ; extrémité des trois dernières rémiges primaires blanche.  
  Photo : Nicolas Gavard ©

 

Femelle adulte  : comme le mâle adulte, avec toutefois une huppe moins longue et le noir de la face et du plastron terne avec quelques traces blanches. L’extrémité blanche des plus grandes rémiges est plus étendue.

 

Juvénile : sexes indiscernables dans la nature. Les jeunes se distinguent facilement des adultes par la présence de liserés clairs sur les couvertures alaires, une huppe très courte, la gorge blanche et le plastron noirâtre avec des liserés clairs.

Les adultes font une mue prénuptiale partielle de février à fin avril, puis une mue postnuptiale complète entre juin et septembre ou octobre.

Les jeunes font une mue partielle de l’été à décembre.

 

Confusions possibles : Aucune confusion possible.

 

Caractères biologiques
 

Régime alimentaire.

Le Vanneau consomme des lombriciens, et une grande variété d’arthropodes (larves et imagos) présents sur le sol, dans la végétation et immédiatement sous la surface du sol. Les proies sont capturées à vue, et il est probable que l’ouïe intervienne également. Occasionnellement, le Vanneau peut manger des graines.

 

Le jeune Vanneau huppé est apte au vol à l’âge d’environ 35 jours. L’essentiel des activités a lieu au sol, et le Vanneau ne se perche pas.

Dès juin, des Vanneaux d’Europe centrale se déplacent vers l’ouest de l’Europe, notamment la France. La migration postnuptiale proprement dite a lieu surtout d’octobre à décembre. La migration prénuptiale commence en février et s’achève début avril.

 

Les parades nuptiales sont les plus intenses en début de période de reproduction. Elles s’atténuent ensuite, mais peuvent reprendre en cas de nouvelle ponte. Elles sont constituées par les vols et chants nuptiaux particuliers des mâles, et par un jeu de courses au sol, de postures, et de creusement d’ébauches de nids par les mâles. Elles s’accompagnent de comportements territoriaux et agressifs entre mâles voisins.

 

La période de reproduction n’étant pas encore achevée, des Vanneaux commencent à se rassembler en petites bandes errantes. Elles sont composées au début de Vanneaux non nicheurs, d’oiseaux ayant quitté leur territoire et d’oiseaux n’ayant plus de jeunes. Leurs effectifs grossissent progressivement avec l’arrivée des jeunes volants et des adultes libérés de l’élevage des jeunes. Cantonnés dans les régions ou sur les terrains favorables à l’alimentation, les oiseaux de ces bandes semblent consacrer une bonne partie de la journée à se nourrir, entrecoupant l’alimentation de périodes de repos. Au sein des groupes, une hiérarchie s’établit entre les oiseaux, les mâles dominant les femelles, les adultes dominant les jeunes, les reléguant sur les parties les plus pauvres des sites d’alimentation. Les jeunes sont ainsi enclins à entreprendre plus facilement, et plus tôt, des déplacements plus importants.

 

En hiver, les bandes sont généralement plus importantes, variant de quelques dizaines à plusieurs centaines et même plusieurs milliers d’individus.

 

Le rythme d’activité nycthéméral est complexe et dépend de facteurs tels que le cycle lunaire, la température, la pluviosité, etc. L’activité nocturne est la plus intense au moment de la pleine lune pour diminuer progressivement au fur et à mesure que les nuits deviennent plus noires. En l’absence de gel, l’alimentation nocturne est souvent prépondérante.

 

En période internuptiale, les oiseaux peuvent donc avoir un comportement très variable. Ils peuvent rester en permanence sur une zone donnée où ils s’alimentent de jour et de nuit, ou bien rester inactifs pendant la journée, regroupés sur des sites qui leur procurent une bonne sécurité et où ils ne se nourrissent pas, et d’où ils partent le soir, pour s’alimenter pendant la nuit jusqu’à plusieurs kilomètres, tous les cas intermédiaires étant également possibles.
 

 

Reproduction et survie
La sex-ratio n’est pas connue, mais il est probable qu’elle soit de l’ordre de 1,5.

 

La nidification est de type semi-colonial, la plupart des couples nichant en regroupements lâches.

 

La plupart des Vanneaux sont monogames, mais plus d’un tiers des mâles peuvent être polygames. La polyandrie paraît n’être qu’occasionnelle.

 

Les 2/3 des Vanneaux se reproduisent à partir de l’âge d’un an, les autres à partir de l’âge de 2 ou 3 ans.

 

L’installation des oiseaux sur les sites de reproduction commence en mars. En France, les pontes les plus précoces peuvent commencer dès mi-mars, mais c’est en avril qu’elles sont les plus nombreuses. En cas de perte de la ponte, la femelle peut la remplacer une ou plusieurs fois, et les dernières pontes interviennent en juin. Les pontes, en moyenne de 3,8 œufs, sont déposées dans une cuvette creusée dans le sol, et couvées, surtout par les femelles, pendant environ 27 jours.

 

En moyenne, un peu plus de la moitié des œufs arrive à l’éclosion. Les causes de pertes sont multiples. Sur les parcelles cultivées, les engins agricoles peuvent détruire jusqu’à la moitié des pontes (17,5 % en Vendée). La prédation fait disparaître en moyenne un peu plus du quart des œufs (21 % en Vendée) ; cette proportion peut atteindre localement 50 %. En prairie, jusqu’à un quart des pontes peuvent être piétinées par le bétail, lorsque la charge est très forte. Dans un contexte d’élevage extensif, les pertes sont moindres (4,5 % en Vendée). D’autres causes contribuent à réduire le taux d’éclosion : abandon des pontes, mort d’embryons, infertilité des œufs, prédation de la femelle, etc.

 

Les poussins sont nidifuges et sont élevés principalement par la femelle, le mâle contribuant activement à la défense des pontes et dans une moindre mesure des nichées vis-à-vis des prédateurs potentiels.

 

Environ un quart des poussins survit jusqu’à l’âge de l’envol. Les pertes interviennent principalement pendant les 10 premiers jours des poussins, et sont dues en premier lieu à la prédation.

 

En définitive, compte tenu de ce que l’on sait des divers paramètres en jeu, on peut considérer que la productivité moyenne par « adulte » présent au printemps est sans doute comprise entre 0,3 et 0,4 jeune à l’envol.

Le taux de survie annuelle des jeunes est probablement compris entre 0,56 et 0,60, et celui des adultes entre 0,68 et 0,83.

 

Le Vanneau est chassable dans 4 pays de l’Union européenne (France, Espagne, Italie et Grèce). Le prélèvement effectué en France durant la saison de chasse 1998-1999 a été évalué à 436 000 individus. Dans les autres pays concernés, il n’est pas correctement connu.

Des mortalités massives, par inanition, peuvent avoir lieu lors de vagues de froid sévères et prolongées.

Sauf exceptions locales, la prédation sur les oiseaux volants est modérée.

 

 

Caractères écologiques

 

L’exigence fondamentale du Vanneau huppé est de disposer d’un milieu ouvert, au relief peu accentué, où le sol soit facile à parcourir. Celui-ci doit donc être nu ou bien couvert d’une végétation rase et/ou peu dense. Un site est impropre à l’espèce quand la hauteur de l’herbe y dépasse 15 cm, ou celle des céréales 30 cm. L’inondation ou l’humidité du sol est favorable sans être nécessaire. En période internuptiale, le Vanneau est donc susceptible de satisfaire ses exigences dans une grande variété de milieux (plaines cultivées, grandes prairies, bords d’étangs, etc.) sous réserve que le sol ne soit pas durablement gelé ou enneigé et qu’il soit correctement pourvu en invertébrés.

 

En période de reproduction, ses exigences sont plus précises puisqu’il est lié à un site donné pendant cette période. Le choix du site de nid est déterminé par le paysage environnant, la structure de la végétation et la présence d’eau ou d’humidité. Il est aussi influencé par la proximité de sites d’alimentation pour les jeunes. Les sites d’alimentation optimaux sont constitués par des prairies naturelles humides pâturées et des bords de plans d’eau dégagés.
 

 

Répartition géographique
 

 

L’espèce est monotypique. Il n’y a pas de populations biogéographiques différenciées.
 

 

Le Vanneau huppé ne niche que dans le Paléarctique, de l’Atlantique à la mer du Japon. En limite occidentale de son aire de reproduction, il niche en Norvège, Islande, France, sporadiquement en Espagne, et ponctuellement au Maroc. La limite méridionale de cette aire passe par la Grèce, la Turquie, le nord-ouest de l’Iran, l’Ukraine, le Kazakhstan et la Kirghizie, et le centre de la Chine. Vers le nord, sa répartition dépasse par endroits le cercle arctique. Il niche jusqu’au nord de la péninsule de Kola et au milieu de la péninsule de Kanin, jusqu’au 66°N dans le bassin de l’Ob, jusqu’au 58°N dans le bassin de l’Iénisséï, et jusqu’au 64°N dans les bassins de la Lena et de l’Aldan. La grande majorité des Vanneaux niche à des latitudes comprises entre 50° et 60° N, et à des altitudes inférieures à 450 m. Il peut toutefois nicher à plus de 2 200 m d’altitude en en Kirghizie. L’hivernage a lieu en Europe occidentale, dans le bassin méditerranéen, au Moyen-Orient, au Pakistan, dans le nord de l’Inde, en Birmanie, et dans le sud de la Chine et du Japon.

 

 

Environ le tiers des Vanneaux britanniques reste hiverner sur place. Il s’agit principalement d’adultes. Une partie des oiseaux de Grande-Bretagne migre vers l’Irlande. Les autres, principalement des jeunes, vont hiverner sur le continent. Les oiseaux de l’ouest de la France restent sur place en l’absence de vagues de froid. Lors d’hivers doux, des Vanneaux restent hiverner en Europe centrale et dans le sud de la Scandinavie, mais leur nombre est marginal. La quasi-totalité des oiseaux scandinaves vont pour partie sur les îles britanniques et pour partie dans les pays plus au sud. L’essentiel de l’effectif hivernant est concentré dans les régions où la fréquence du gel et de la neige est suffisamment faible pour permettre, en conditions normales, l’alimentation et le stationnement prolongé des oiseaux, c’est-à-dire dans les régions à climat atlantique ou méditerranéen. La répartition hivernale est également influencée par les caractéristiques des milieux et du sol. En définitive, la grande majorité des hivernants en provenance d’Europe (y compris Russie et Ukraine) sont concentrés en France, en particulier dans la moitié nord-ouest du pays, dans les îles britanniques, en particulier en Angleterre, dans la péninsule ibérique, en particulier dans le nord, en Extremadura et en Andalousie, et dans le Benelux. Lors d’un hiver normal d’un point de vue météorologique, l’effectif de Vanneaux hivernant en France est compris entre 3,5 et 4 millions d’individus. Des Vanneaux vont aussi hiverner en Afrique du nord, en passant soit par l’Espagne, soit par l’Italie. Leur abondance y est assez faible lors des hivers normaux.

 

La distribution hivernale est modifiée temporairement par les vagues de froid, qui provoquent des déplacements massifs vers le sud et l’ouest, et vers les côtes.

 

Probablement en raison du déplacement vers l’ouest occasionné par la migration d’été, la migration de retour vers les zones de reproduction suit en moyenne un trajet plus oriental que la migration postnuptiale.

 

 

Statut juridique

 

  • Directive 79/409/CEE : annexe II/2.
  • Convention de Berne : annexe III.
  • Convention de Bonn : annexe II.

 

Mesures réglementaires prises en faveur de l’espèce

 

Aucune mesure réglementaire n’a été prise spécifiquement en faveur du Vanneau huppé en France. Sa chasse est soumise à des conditions de lieu, de temps et de moyens. Sa commercialisation est interdite. Il bénéficie, très localement, de mesures de préservation, et éventuellement de gestion, de zones humides. Globalement, la quasi-totalité de son habitat est soumise au droit commun.

 

Etat des populations et menaces potentielles

 

Etat des populations
Jusqu’à présent, l’évaluation de l’état des populations est fondée sur des estimations d’effectifs nicheurs. Celles-ci sont d’une précision et d’une fiabilité très variables selon les pays et les régions. Dans l’Union européenne, le nombre de couples nicheurs est compris entre 0,7 et 1,1 million. Dans l’ensemble de l’Europe, il est de 1,8 à 11,4 millions. En Asie, il est inconnu.

 

Une chute sensible des effectifs a été observée dans la deuxième moitié du 1 9e siècle et dans le premier quart du 20e siècle, principalement à la suite de l’assèchement de zones humides, habitat traditionnel de l’espèce. Ensuite, grâce à l’adaptabilité dont a fait preuve le Vanneau en colonisant les cultures, cette tendance s’est inversée jusque dans les années 1970 et elle s’est accompagnée d’une expansion, en particulier vers le nord, de l’aire de répartition. Depuis, malgré l’hétérogénéité des situations, il y a globalement un déclin accentué, au moins en Europe occidentale et centrale. C’est notamment le cas en France, où l’effectif est actuellement sans doute compris entre 15 000 et 20 000 couples, après avoir été réduit de moitié durant les deux dernières décennies.

 

Menaces

Ce déclin ne paraît pas être dû à une diminution de la survie des oiseaux, et donc à l’effet du prélèvement cynégétique effectué dans les pays européens où l’espèce est chassable ou à une autre cause de mortalité des oiseaux volants.

Un faisceau de présomptions tend à montrer que ce déclin est dû à une diminution de la productivité. Celle-ci trouve son origine dans la dégradation des milieux de reproduction. La quasi-totalité des Vanneaux nichent sur des terrains exploités par l’agriculture. Celle-ci suit, selon les endroits, deux évolutions contraires. La première consiste à réduire ou délaisser l’exploitation de terrains dont le rendement potentiel est trop faible pour des raisons structurelles, topographiques, pédologiques ou autres. Cela se traduit le plus souvent par une réduction du pâturage et/ou de la fauche, conduisant à des formations végétales, puis éventuellement ligneuses, impropres au Vanneau.

 

La tendance inverse est considérablement plus répandue. L’intensification concerne aussi bien les productions fourragères que les cultures. L’augmentation du rendement fourrager implique en particulier l’artificialisation des prairies et leur fertilisation, et, éventuellement, la suppression de leur hydromorphie. Cela a deux effets qui vont directement à l’encontre des besoins du Vanneau : réduction des peuplements d’invertébrés, et augmentation de la croissance de la végétation herbacée et de sa précocité. Ce dernier effet peut être compensé par une augmentation de la charge de bétail, mais c’est alors au prix d’un accroissement des pertes de pontes par piétinement.

L’intensification de l’élevage se traduit aussi par la transformation de prairies en cultures, elles-mêmes intensives. Le travail du sol, ainsi que la réduction des taux de matière organique, ont un effet négatif sur les densités de vers de terre, aliment de base du Vanneau.

L’intensification de l’agriculture s’accompagne d’une spécialisation dans la plupart des régions. Celle-ci a réduit la juxtaposition de cultures et prairies, qui peut satisfaire des préférences complémentaires du Vanneau en périodes de pontes et d’élevage des jeunes.

 

La forte réduction des semis de céréales de printemps au profit des céréales d’automne est également néfaste au Vanneau dans ses zones de reproduction, parce que les céréales d’automne ont généralement une croissance trop avancée au printemps pour permettre la nidification.
 

 

Propositions de gestion
 

Il semble que la chasse au Vanneau en Europe n’ait pas d’incidence déterminante sur l’évolution de son statut de conservation. Cette conclusion n’est toutefois pas solide, en raison de l’incertitude et de l’imprécision de la plupart des données sur lesquelles elle est fondée. La prudence impose donc de veiller au moins à ce que la pression de chasse sur cette espèce n’augmente pas. Quoiqu’il en soit de son impact global en Europe, il est possible que la chasse ait un effet négatif sur des populations locales. Dans des secteurs de reproduction où le climat hivernal le permet, par exemple dans l’Ouest de la France, ces oiseaux se déplacent peu et subissent un pression de chasse continue tout au long de la saison de chasse, au début de laquelle les jeunes sont particulièrement vulnérables en raison de leur inexpérience. Dans ces secteurs, l’ouverture de la chasse au Vanneau devrait être retardée, ou au moins ne pas être anticipée par rapport à l’ouverture générale.

 

L’objectif général prioritaire est d’augmenter l’attractivité des sites de reproduction potentiels, et d’améliorer la productivité des Vanneaux nicheurs.

 

Cela passe par une modification sensible des orientations agricoles dans les zones de reproduction du Vanneau, en particulier vers :

 

  • la restauration de l’élevage extensif en prairie naturelle. Cela suppose que ce mode d’exploitation redevienne financièrement attractif pour les agriculteurs là où il a été délaissé en raison de sa rentabilité insuffisante ou bien là où il subit la concurrence d’autres modes d’exploitation mieux soutenus.
  • le maintien des eaux superficielles, et donc au moins l’arrêt du soutien public à l’assèchement des zones humides et au drainage.
  • la diversification de l’utilisation du sol dans les plaines cultivées comprenant le maintien ou la mise en place de prairies naturelles ou, à défaut, l’introduction de prairies artificielles dans les assolements.
  • l’incitation au remplacement de semis d’automne des céréales à paille par des semis de printemps.
  • le maintien de jachères, entretenues d’une façon compatible avec les besoins du Vanneau en période de reproduction.
  • l’incitation à des pratiques et des calendriers d’exploitation qui minimisent les destructions de pontes et de jeunes par des engins agricoles ou par le piétinement du bétail et, dans les régions les plus peuplées en Vanneaux, la mise en place de mesures de protection directe des pontes.

 

 

Axes de recherche à développer :

  • évaluation des effectifs : estimation prioritairement des effectifs hivernants, secondairement des effectifs nicheurs.
  • origine géographique des hivernants : baguage, en particulier en Europe orientale.
  • philopatrie et dispersion des Vanneaux nicheurs : baguage, et étude de la variabilité génétique.
  • mortalité due à la chasse dans le Sud de l’Europe : renouvellement régulier de l’enquête française sur les prélèvements, et investigations sur ce sujet en Espagne, Italie et Grèce.
  • évaluation de la sex-ratio : études de terrain en période nuptiale.
  • estimation du nombre moyen annuel de pontes par femelle : études locales impliquant le marquage coloré.
  • mortalité des poussins : étude du devenir des familles, des causes de pertes de poussins et de l’impact de la prédation.
  • mortalité des oiseaux volants, et ses variations dans l’espace et dans le temps : baguage, et analyse intégrée des reprises existantes.

 

Bibliographie

GIRARD O. 1989. Le Vanneau huppé. Note tech. ONC 61.

 

TROLLIET B. (2003). Elements for a lapwing (Vanellus vanellus) management plan. Game & Wildl. Sci. 20 : 93-144.

 

TUCKER G.M., S.M. DAVIES & R.J. FULLER (eds). 1994. The ecology and conservation of lapwings Vanellus vanellus. J.N.C.C., Peterborough.

 

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