RNN de l’étang de la Horre

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Galerie

Vue aérienne du bassin nord de l’étang de la Horre (été 2009)
Vue aérienne du bassin sud de l’étang de la Horre (été 2009)
Roselière au niveau du bassin nord
Zone fauchée au nord du bassin nord dans le cadre de la lutte contre le Solidage
Phragmite des joncs
Entretien des fossés ceinturant l’étang Neuf
Pêche réalisée au bassin sud de l’étang de la Horre
Queue d’étang au nord de la Horre
Vue aérienne du bassin sud et de la Maison des pêcheurs (été 2008)


Un espace protégé au cœur de la Champagne Humide
Région boisée, la Champagne humide est une terre argileuse parsemée de plus de 200 étangs piscicoles auxquels s’ajoutent les grands barrages réservoirs du bassin de la Seine (lac du Der, lacs de la forêt d’Orient) et les gravières issues de l’exploitation de sédiment. Cette région se situe sur l’une des principales voies migratoires françaises de l’avifaune, elle relie l’Europe du nord aux contrées méridionales.
Dans ce contexte, l’étang de la Horre, plus vaste étang piscicole vidangeable de Champagne humide (environ 160 ha), constitue un site privilégié pour l’accueil de l’avifaune en période migratoire, d’hivernage, mais aussi de nidification. Afin de préserver son intérêt, et face aux menaces généralisées à l’ensemble des milieux humides et aux étangs de Champagne humide en particulier, le site a été classé en Réserve Naturelle Nationale.
La Réserve de l'étang de la Horre
Cet espace protégé d’une superficie de 417 ha comprend l’étang de la Horre lui même, l’étang Neuf et le massif boisé les séparant, le bois du Jac. Parfaite démonstration du caractère patrimonial fort de ce territoire, il est également intégré au réseau européen de site Natura 2000 au titre des directives Habitats et Oiseaux.

Un site riche et majeur pour l’accueil de l’avifaune

La réserve de la Horre abrite des milieux diversifiés (boisements plus ou moins humides, roselières, plans d’eau) qui permettent la coexistence d’un grand nombre d’espèces végétales – plus de 250 espèces déjà inventoriées, dont certaines sont protégées comme la Vigne sauvage, la grande Douve et l’Epipactis pourpre – et de nombreuses espèces animales telles que les chauves-souris (Pipistrelle de Nathusius, Noctule de Leisler), les libellules (Agrion gentil, Cordulie à deux tâches), les papillons (Azuré du trèfle, petit et grand Mars changeant) ou encore les amphibiens (Triton crêté, Salamandre tâchetée).

Le site revêt également une importance capitale pour l’avifaune. A ce jour, près de 200 espèces ont été identifiées sur le site et dans sa périphérie immédiate. Des effectifs importants de certaines espèces d’anatidés comme le canard colvert ou la sarcelle d’hiver (parfois plusieurs milliers d’individus) en période de migration et d’hivernage font la réputation du site. D’autres espèces, plus ponctuelles et en plus faible effectif, comme le Cygne chanteur, le Harle piette ou le très emblématique Pygargue à queue blanche, rajoutent à l’attrait du site. Enfin, certaines autres bénéficient de la présence rapprochée des grands lacs, tels Grues cendrées et les Oies cendrées.
En saison estivale, l’intérêt du site tient à sa population de passereaux et de hérons paludicoles nicheurs qui en fait un site exceptionnel. Les roselières accueillent ainsi de nombreuses espèces parmi lesquelles la Rousserolle turdoïde, la Gorgebleue à miroir, le Blongios nain ou le Héron pourpré.
Héron pourpré Enfin, il ne faut pas omettre l’intérêt du site pour les oiseaux forestiers, notamment pour les pics (pic noir, pic épeiche…) et les rapaces (milan noir notamment).

Une gestion patrimoniale
Au titre de son classement en RNN, le site fait l’objet d’un plan de gestion. Ce document de planification prévoit les différentes actions à mener à 5 ans afin de permettre la préservation du patrimoine naturel du site. L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage est le gestionnaire de cette réserve. A ce titre, il défini et met en œuvre les actions nécessaires à la préservation du site et en assure la surveillance.
Outre la réalisation annuelle de suivis et d’inventaires afin de compléter la connaissance naturaliste du site, le plan de gestion prévoit des actions de restauration écologique afin d’assurer l’entretien des milieux dans un état favorable à l’accueil de la biodiversité.
Il propose ainsi par exemple des opérations visant à maintenir les milieu ouvert en limitant la colonisation des roselières par les saules, à favoriser la nidification des oiseaux par la création d’îlots ou de chenaux dans les roselières, ou encore à améliorer la qualité de l’eau par des actions en lien avec les agriculteurs sur l’ensemble du bassin versant de l’étang.

 

L’ONCFS assure la gestion de la Réserve Naturelle Nationale de l’étang de la Horre grâce au soutien financier de :

 

 

 

 

Lien vers la page de la Délégation Inter-Régionale Nord-Est

 

Lien vers la page des Espaces protégés de l’ONCFS