Grands carnivores : Loup et Lynx

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Problématiques d’études et recherches de l’équipe :

 

Grands carnivores : loup et lynx

 

 

 

 

Les enjeux liés à la présence du loup et du lynx relèvent à la fois du domaine de la biologie de la conservation des populations à effectifs relativement faibles, et de celui de la gestion des interactions fortes avec certaines activités humaines – de type pastoralisme et chasse.

Loup dans la vallée de la Tinée

 

Les travaux conduits sur ces espèces s’insèrent ainsi essentiellement d’une part dans des développements méthodologiques permettant la prise en compte, en matière de suivi de population, du fait que ces espèces sont rares et élusives, et d’autre part dans l’acquisition de connaissance sur les mécanismes expliquant la dynamique de leurs bilans démographiques et celle de leurs interactions avec les populations de proies sauvages.

 

En complément d’un suivi patrimonial « classique » mais fondamental, décliné sur plusieurs dizaines de milliers de km² grâce au déploiement d’un réseau d’observateurs formés spécifiquement, des approches novatrices sont utilisées pour acquérir des données robustes d’abondance et/ou de densité, tandis que d’autres sont testées pour valoriser au mieux la combinaison des résultats de ces différents protocoles de suivi.

D’un côté est déployée une collecte extensive opportuniste d’indices de présence classiques, et de l’autre des suivis intensifs sont réalisés sur des sites de référence visant à mesurer localement des variables d’état. L’analyse combinée de ces données d’origines différentes a été initiée dans un cadre théorique bayésien qui se prête bien à ce genre d’approche : on peut ainsi espérer améliorer la précision et la justesse des estimations d’abondance par la prise en compte de simples données de présence/absence.

 

Le programme prédateur-proie développé dans le Mercantour, et qui visait à acquérir les premiers éléments d’information quant à l’impact de la prédation par le loup sur la dynamique des populations d’un cortège d’ongulés proies, a permis de faire émerger de nouvelles hypothèses sur la structuration spatiale de la pression de prédation.

 

Enfin, de nouvelles approches de modélisation du cycle de vie et des stratégies de gestion de la population de loup ont été mises au point.
 

 

Chef de projet
Éric Marboutin

Équipe
Christophe Duchamp, François Léger, Yannick Léonard, Pierre-Emmanuel Briaudet, Alain Laurent, Michel Catusse, Alain Bataille, Gérald Goujon, Edouard Touraille (DiR ONCFS Alpes – Méditerranée – Corse en appui local), Sylvain Gatti, Lucille Marescot (doctorante), Laetitia Blanc (doctorante).

Partenaires scientifiques
CEFE-CNRS Montpellier, Laboratoire d’écologie alpine-CNRS Grenoble, CNRS Lyon, IRSTEA Grenoble, CROC (Carnivores recherche observation & conservation), Grimsö Wildlife Research Station – Swedish Agricultural University (Suède).

Partenaires gestionnaires
Parc national du Mercantour, Office national des forêts, Fédération régionale des chasseurs de Franche-Comté, Fédérations départementales des chasseurs de l’Ain, du Doubs et du Jura.

 

Points forts en 2012

  • Piégeage photographique intensif sur plusieurs nouveaux sites pour estimer les densités de lynx.
  • Définition d’algorithmes d’optimisation pour évaluer les stratégies de gestion de la population de loup.
  • Synthèse européenne des données d’abondance et répartition des populations de grands carnivores.
  • Participation à l’évaluation du PNA Loup 2008-2012 et à la rédaction du PNA 2013-2017.


Points forts en 2011

  • Réalisation des premières sessions de piégeage photographique intensif sur deux sites pilotes pour estimer les densités de lynx.
  • Comparaison entre modèles CMR spatialement explicites ou non pour estimer les densités de lynx.
  • Synthèse des analyses de régime alimentaire du loup, et tests de distinction génétique mouflon/mouton dans les fèces de loup.
  • Première valorisation des données trajectométriques issues du suivi GPS loup.
  • Optimisation des modèles matriciels de description du cycle de vie du loup.

 

Points forts en 2010

  • Mise en place d’une base de données d’identification individuelle photographique des lynx en Franche-Comté.
  • Calibrage des modèles de représentation de l’aire de présence du lynx.
  • Tests d’analyse génétique du régime alimentaire à partir de fécès de loup.
  • Suivi d’une louve marquée par collier GPS/GSM.


Points forts en 2009

  • Valorisation transfrontalière du suivi des populations de loup et de lynx.
  • Nouveaux modèles CMR d’estimation du taux de croissance de la population de loup.
  • Premiers résultats d’analyse génétique non invasive sur des indices de présence de lynx.
  • Premiers essais de caractérisation génétique du régime alimentaire du loup.

 

Exemples d’études et recherche 

 

Décrire le cycle biologique d’une espèce sociale comme le loup : trop ou pas assez de mathématiques ?

 

Estimation de la densité en lynx par suivi non invasif photographique

 

Capture et suivi télémétrique d’une louve dans le cadre du Programme Prédateur Proies

Le suivi transfrontalier du lynx dans les Alpes

L’estimation du nombre de loups en France