Depuis le 1er janvier, l’Agence française pour la biodiversité et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage sont regroupés au sein du nouvel Office français de la biodiversité.


ofb.gouv.fr

Trafic de rapace

Imprimer la page Version PDF de la page Transmettre cette page Agrandir le texte Réduire le texte

Un clandestin sur le « Marrakech »…

Début aout, le Marrakech, ferry assurant la liaison entre le Maroc et Sète (34), a fait l’objet de l’inspection habituelle des Douanes à son arrivée au port de Sète. 

Un étrange passager à plumes, qui n’avait pas payé son billet, a été débusqué par les douaniers, il était dissimulé dans un sac à dos à l’intérieur d’un véhicule de loisir. 

Le propriétaire de l’oiseau a déclaré, avant l’ouverture du sac, qu’il s’agissait d’une perruche. Pas dupes, les douaniers ont immédiatement compris qu’ils avaient plutôt affaire à un rapace, et qu’il s’agissait sans doute même d’un faucon crécerelle.

 

Coopération entre les services de l’Etat :

Dans le cadre du protocole de coopération passé en 2009 entre le Service Départemental de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) de l’Hérault et la Direction régionale des Douanes de Montpellier, des agents de l’ONCFS du Service Départemental de l’Hérault se sont rendus sur place.

 
Faucon crécerelle dans un carton de transport pour rejoindre un centre de soin Après vérification auprès de nos services, le rapace était effectivement un faucon crécerelle que les 36 heures de traversée dans un sac avait soumis à rude épreuve.

L’oiseau, confié à un centre de soin pour se remettre de la traversée, fera l’objet d’un relâché après une période de quarantaine sanitaire.

 

Quant au contrevenant, dans le cadre du protocole de coopération, son identité a été transmise au Service Départemental ONCFS de l’Hérault et un procès verbal a été dressé à son encontre. 

Ce faucon crécerelle était probablement destiné à la vente à un prix pouvant atteindre 1000 euros ou plus, pour certains faucons. 

 

  Cette prise met en lumière les trafics ordinaires et quotidiens d’animaux sauvages (reptiles, passereaux, rapaces..) entre les continents et la coopération nécessaire entre les divers services de contrôle pour y faire face.