Lièvre d’Europe

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Problématiques d’études et recherches de l’équipe Lièvre

 

La recherche appliquée menée par l’équipe vise tout d’abord à mieux comprendre la dynamique des populations de Lièvre d’Europe.

 

Celles-ci présentent en effet des fluctuations annuelles et une hétérogénéité spatiale encore mal expliquées.

   Photo : Franck Latraube ONCFS

 

Un premier objectif consiste à estimer la valeur et la variabilité des paramètres démographiques et leurs relations avec divers facteurs environnementaux. Les avancées les plus récentes ont concerné la dispersion des jeunes avant leur première reproduction et ses conséquences en termes de survie. Des analyses ont été réalisées pour suivre la propagation des souches virales de la maladie hémorragique du lièvre (EBHS) et pour mesurer l’importance de la strongylose pulmonaire. Nous avons également recueilli des données pour quantifier l’impact de la fauche de luzerne, pour estimer la baisse du succès de la reproduction constatée dans certains départements et pour décrire la structure génétique des populations. Une approche expérimentale a par ailleurs été mise en oeuvre pour estimer l’impact d’une diminution de l’abondance du renard sur la démographie des populations de lièvre.
 

Le deuxième objectif est d’améliorer les méthodes de suivi et de gestion des populations. Ainsi, les travaux réalisés sur l’estimation de l’abondance (par dénombrement nocturnes ou à l’aide d’indices cynégétiques) ou sur la détermination de l’âge des animaux permettent de proposer aux gestionnaires de meilleurs outils de suivi. L’étude à long terme de plusieurs populations chassées ou la modélisation mathématique contribuent quant à elles à améliorer nos recommandations en matière de plans de gestion en testant différentes approches.

Enfin, des travaux plus limités menés sur d’autres espèces de lièvre, en métropole ou en Outre-Mer (lièvre d’Amérique, lièvre à collier noir), permettent de mieux comprendre et de mieux gérer ces espèces, notamment en lien avec leur environnement.

 

 

Chef de projet
Jean-Sébastien Guitton

 

Équipe
Régis Péroux, Jérôme Letty, Yves Léonard, Bernard Mauvy, Annie Valla (jusqu’en mars 2010), Aurélie Garnier, Alexis Avril (doctorant).

 

Partenaires scientifiques
Université Lyon 1/ CNRS, ANSES Ploufragan, Université du Québec à Rimouski.

 

Partenaires gestionnaires
Fédérations départementales des chasseurs

 

 

 

Points forts 2010

  • Lancement d’une étude sur une éventuelle baisse récente du succès reproducteur.
  • Estimation de l’impact de la fauche de luzerne en Ille-et-Vilaine dans le cadre du programme Agrifaune (deuxième année).
  • Mise en place d’une étude de la strongylose pulmonaire dans le Sud de la France.

Points forts 2009

  • Thèse sur le rôle de l’immunité dans l’émergence des maladies infectieuses.
  • Lancement de la deuxième phase d’une expérimentation croisée pour mesurer l’impact d’une limitation de l’abondance du renard.
  • Validation du glyoxal pour la conservation des yeux de lièvres, en vue de la détermination de l’âge par la pesée du cristallin.

 

 

Exemples d’études et recherche :

 

Des outils pour adapter la gestion du lièvre d’Europe au succès de la reproduction

 

Le comportement de dispersion juvénile chez le lièvre d’Europe

Diversité génétique du virus de l’hépatite virale du lièvre (EBHS) et propagation de la maladie