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Equilibre forêt-gibier à Saint-Pierre-et-Miquelon

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Vers un équilibre forêt-gibier sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon

Comprendre le fonctionnement des populations de cerfs de Virginie avec la forêt, à partir des indicateurs de changement écologiques (ICE), est l’objectif du programme d’études mis en place en 2009 par la Direction interrégionale Outre-mer de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage avec le CNERA Cervidés-sangliers, en partenariat avec la collectivité territoriale et la Fédération départementale des chasseurs locale. 

 

Le projet repose sur le suivi d’une batterie d’indicateurs qui renseignent sur l’évolution de :

. l’abondance relative de la population de cerfs et du lièvre d’Amérique ;
. la performance physique des cerfs d’après le tableau de chasse ;
. l’impact des animaux sur la forêt ;
. la disponibilité forestière à partir du suivi de la densité en semis des principales essences forestières.

 

Grâce à ce projet, des directives de gestion axées sur le maintien d’une pression de chasse importante ont pu être proposées afin de rétablir dans la mesure du possible un équilibre entre la faune et la flore de l’archipel.

 

biches en pelage d'été à Saint-Pierre-et-Miquelon

Aujourd’hui, les principaux résultats montrent que le niveau d’abondance du cerf sur les îles de Miquelon et Langlade est différent, et qu’une baisse légère et plutôt lente des effectifs est amorcée depuis 2006.

D’après les relevés d’abroutissement, l’impact du cerf sur les semis forestiers est plus important que celui du lièvre ; cette pression est plus élevée sur l’île de Langlade. D’autre part, les mesures réalisées sur plus de 360 placettes forestières montrent une réduction de la consommation des deux espèces entre 2009 et 2012. 

Par ailleurs, la densité des semis forestiers augmente de façon significative, en particulier pour le sorbier d’Amérique sur l’île de Miquelon. En ce qui concerne le sapin baumier, pour lequel il n’y a que deux années de mesure, la régénération présente des signes encourageants dans la partie nord-est de Langlade notamment.

 

Enfin, pour mieux optimiser les efforts de chasse, les analyses ont intégré une dimension géographique : les chasseurs pourront concentrer leurs prélèvements dans les secteurs les plus impactés de l’archipel.