Ongulés de montagne : dynamique des populations et ...

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Problématiques d’études et recherches de l’équipe :
Ongulés de montagne : dynamique des populations et habitats

 

 

La gestion durable des populations d’ongulés sauvages nécessite une bonne connaissance des paramètres démographiques en fonction des conditions environnementales qui peuvent évoluer dans le temps (habitat, climat, prédation, par exemple). Des études à long terme ont mis en évidence des effets densité-dépendant précurseurs de déséquilibre. Ces effets sont caractérisés par une baisse de la condition corporelle, de la reproduction et de la survie, plus marquée chez les jeunes.

L’hétérogénéité spatiale modifie les modalités de mouvement des animaux et leur taux de dispersion. Analyser la dynamique spatiale de ces populations nécessite d’identifier précisément le type de structure émergeant et les échelles auxquelles se placer pour l’étudier. Une fois ces structures définies, intégrer la dimension spatiale dans le fonctionnement démographique des populations nécessite de mesurer le flux qui les caractérise. L’augmentation de la guilde des herbivores sauvages risque de modifier les paramètres démographiques des populations d’ongulés sauvages et leur organisation spatiale, d’où l’importance de mettre en place des études sur des territoires ou plusieurs espèces se côtoient.

Le développement du loup en France depuis 1992 nécessite de prendre en compte ce nouveau facteur dans les études portant sur la dynamique spatio-temporelle et les comportements des ongulés. Les gestionnaires s’interrogent en effet sur l’impact que peut avoir une meute de loups sur des peuplements d’ongulés.

De plus, la fermeture des milieux d’altitude consécutive à la régression des activités agropastorales entraîne un véritable changement des paysages montagnards. Un des objectifs de ces programmes est, d’une part, de mieux évaluer les effets de la fermeture des milieux sur les ongulés de montagne et, d’autre part, d’estimer l’efficacité des opérations de restauration (gyrobroyage, brûlage dirigé, pastoralisme) en termes de qualité alimentaire.


Chef de projet

Daniel Maillard

Équipe

Joël Appolinaire, Thibaut Amblard, Mathieu Garel, Jean-Michel Jullien, Carole Toïgo, Claire Anceau,Pascal Marchand (doctorant), Jeanne Duhayer (CDD), Benjamin Saint-Martin (CDD), Jonas Montel (CDD), Pierre Menaut*(DirSO), Kévin Foulché*(DirSO), François Couilloud*(DirAMC), Christian Itty* (DirARL), Bruno Milhau* et la brigade de Bédarieux (SD34), Pierre Benedetti*, Frédéric Sanchis* (DirAMC). (* à temps partiel)

Partenaires scientifiques

Laboratoire de biométrie et de biologie évolutive-Université de Lyon/CNRS, Laboratoire d’écologie Alpine, Université de Savoie/CNRS, Inra, Cemagref, LDAV de Savoie et Hautes-Alpes, VetAgroSup/Lyon.

Partenaires financiers
CNRS, Parc naturel des Bauges, Fédération départementale des chasseurs de l’Hérault, MEDDTL.

Partenaires gestionnaires
Office national des forêts, Parcs naturels régionaux, Fédérations départementales des chasseurs, Parcs nationaux, Groupements d’intérêts cynégétiques.

 

Points forts en 2010

  • Capture d’une louve par hélicoptère et pose d’un collier GSM.
  • Mise en place d’un programme scientifique sur le mouflon en Corse.
  • Détermination du régime alimentaire des ongulés de montagne grâce à la génétique des plantes (DNA Barcoding).
  • Premières informations sur la compétition chamois-mouflon.
  • Translocation de 15 bouquetins des Alpes de la RCFS de Belledonne vers le massif de la Chartreuse.


Points forts en 2009

  • Modélisation de la sénescence des bouquetins mâles.
  • Évaluation de l’impact de la présence du loup sur la vigilance des ongulés sauvages.
  • Mise au point du protocole de recherche des cadavres d’ongulés sauvages, prédatés par une louve, munis d’un collier GSM.
  • Évaluation des temps d’activités des ongulés sauvages grâce aux capteurs d’activités GPS.

 

Exemples d’études et recherche

 

Présence du loup et survie du chamois et du chevreuil Premiers résultats

Vers une meilleure compréhension du rythme d’activité des ongulés de montagne

Améliorer la gestion du chamois par une meilleure connaissance de la structuration spatiale des populations