Ongulés sauvages et équilibre forêt-gibier

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Problématiques d’études et recherches de l’équipe :
Ongulés sauvages et équilibre forêt-gibier

 

 

 

L’Europe a connu une expansion de la forêt pendant le XXe siècle qui a contribué pour partie à l’augmentation des populations de cervidés sur l’ensemble de l’hémisphère nord. De plus, et de façon prépondérante, les changements climatiques (hivers moins rudes) et la mise en place de plans de chasse ont conduit à une expansion remarquable des cervidés. Cerf élaphe en forêt

 

À l’heure actuelle, le chevreuil est présent dans la quasi-totalité des forêts françaises, le cerf est présent dans près de la moitié de celles-ci et jusque six espèces d’ongulés cohabitent dans certains habitats de montagne, partiellement forestiers.

Dans un même temps, la gestion sylvicole a essentiellement visé l’augmentation de la production de bois et n’a pas intégré la présence des ongulés, avec pour conséquence probable une fragilisation des peuplements forestiers aux influences des herbivores sauvages.

La situation actuelle est donc préoccupante car les cervidés sont la cause de pertes économiques pour la foresterie et l’agriculture, et impactent aussi la diversité végétale spontanée.

 

L’axe majeur des travaux concerne la compréhension des relations entre les herbivores sauvages et leurs habitats afin de disposer de connaissances écologiques nécessaires à la gestion de l’équilibre ongulés-forêts.

Il s’articule en deux volets distincts. Le premier traite de la sélection des ressources disponibles par les herbivores, seuls ou sympatriques, à partir de deux approches complémentaires : l’étude de l’utilisation des habitats par le suivi d’animaux équipés de système de localisation et l’étude de l’alimentation fondée sur l’examen des contenus stomacaux et des fèces. Le second traite de l’influence à court et moyen termes des cervidés sur la diversité végétale en milieu forestier.

 

Ces travaux sont couplés à ceux concernant la dynamique des espèces, notamment du chevreuil, où ils cherchent à expliquer les liens entre le succès reproducteur des chevrettes et l’habitat utilisé, sous des conditions environnementales variables (tempête, sécheresse…).

 

Ces recherches apportent par ailleurs des bases de réflexion pour la conduite d’un volet plus appliqué sur la gestion des habitats visant à réduire les dégâts dus aux cervidés. La mise au point de nouvelles méthodes et de nouveaux outils de suivi de l’état d’équilibre population-milieu complète ce volet.




Chef de projet
Sonia Saïd

Équipe
Jean-Luc Hamann*, Claude Warnant*, Marc Marchi* (*temps partiel) .

Partenaires scientifiques
CEFE-CNRS, Laboratoire de biométrie et de biologie évolutive – Université de Lyon/CNCRS, Inra, Cirad, IRSTEA.

Partenaires financiers

Office national des forêts, IRSTEA.

Partenaires gestionnaires
Office national des forêts, Fédérations départementales des chasseurs.

 

Points forts en 2012

  • Lancement d’une nouvelle étude nationale sur l’impact des herbivores sur le renouvellement forestier.
  • Mise en place d’une méthode pour estimer la biomasse d’herbacées disponible en milieu de montagne.

 

Points forts en 2011

  • Mise en évidence d’un index de qualité du régime alimentaire : la proportion de lignine fécale.
  • Partenariat avec le IRSTEA sur la dissémination des graines par les cervidés dans le cadre du projet DIPLO.
  • Comparaison de trois méthodes d’estimation de la biomasse de plantes herbacées dans les Bauges.

 

Points forts en 2010

  • Démonstration de la capacité des cerfs et chevreuils à organiser spatialement et temporellement leur cohabitation pour réduire la compétition interspécifique.
  • Confirmation du rôle majeur des espaces forestiers de montagne pour l’accueil des ongulés sympatriques en hiver, expliquant la concentration des dégâts.
  • Démonstration du rôle de la disponibilité des ressources pour leur sélectivité par le chevreuil.

Points forts en 2009

  • Validation de l’effet positif des cervidés sur la régénération forestière en situation d’équilibre.
  • Mise en évidence de facteurs causaux de l’écorçage du hêtre par le cerf dans les Vosges.
  • Démonstration de la capacité des chevreuils à développer différentes stratégies d’utilisation des habitats en réponse à leur richesse trophique.

 

 

Exemples d’études et de recherche

 

Le « barcoding » : une technique pour identifier l’espèce et le sexe d’un animal à partir de ses fèces

 

Utilisation de l’habitat par les biches et les chevrettes

 

Partage des ressources entre chevreuils et cerfs en milieu forestier

 

Croissance des populations de cervidés et déclin de la biodiversité forestière

Comment expliquer les variations intra-spécifiques de la taille des domaines vitaux chez les ongulés ?