PPP : Le programme prédateur-proie Loup/Ongulés

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Le Programme Prédateur proies (PPP) a été initié en 2004 par l’ONCFS et son service Etudes et Recherches afin de mesurer l’impact du loup sur les populations d’ongulés sauvages, par ailleurs soumises à d’autres facteurs environnementaux qui affectent leur dynamique. Elaboré en partenariat entre avec le CNRS, le Parc National du Mercantour (PNM) et la Fédération départementale des Chasseurs des Alpes-Maritimes (FDC06), ce programme de recherche s’attache à regarder le système aussi bien du coté du prédateur que de celui des proies, dans une vision écosystémique. Dans ce contexte, il alimente une composante du plan national Loup 2008-2012 pour étudier la place et rôle du loup dans l’écosystème.

 

 

De nombreuses études de l’impact du loup sur les proies sauvages sont déjà disponibles de part de monde, notamment aux Etats Unis, en Pologne ou en Suède et produisent des résultats très contrastés selon les situations sur les taux de prédations, les relations trophiques entre les différents maillons de chaine alimentaire ou la part de la prédation au sein des sources de mortalité des proies.


Cependant, beaucoup souffrent soit d’une vision mono spécifique (1 seule espèce de proie étudiée), ou dans le cas contraire d’un manque de données sur la disponibilité et la dynamique intrinsèque des populations de proies en présence. Ces carences limitent alors le potentiel d’interprétation de l’impact de la prédation au sein d’un cortège d’autres facteurs.


L’originalité du contexte français réside dans le caractère multi spécifique de la prédation qui se retrouve dans le régime alimentaire du loup, prédateur dans les plus grosses proportions de chamois, mouflon, chevreuil et cerf. Etudier le régime alimentaire ne suffit pas pour déterminer un impact de cette source de mortalité car il va dépendre de l’état des populations de proies en présence.
Bien connaître les facteurs qui dirigent la dynamique des proies (densité, chasse, habitat, nourriture, climat...) est essentiel pour replacer la source "prédation" au sein de l’ensemble des autres facteurs. De la même façon, la dynamique des proies peut être affectée de plusieurs manières par la pression de prédation soit par des actions directes (mortalité) soit par des actions indirectes (modification de l’occupation de l’espace ou du comportement)

 

C’est là toute l’ambition de ce programme d’étude de l’impact de la prédation du loup sur les ongulés sauvages que de travailler à la fois sur toute la communauté de proies disponible pour le loup en étudiant à la fois la prédation du loup mais aussi et surtout la dynamique des proies et les facteurs qui la conditionnent.
 

 

Pour en savoir plus consulter le dossier complet de présentation du programme « L’impact du loup sur les populations d’ongulés sauvages
dans les Alpes françaises »


 

 

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