Stratégie dans l’éradication de l’érismature rousse

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Des résultats et une stratégie reconnus dans l’éradication de l’Erismature rousse

 

Lors du 31ème Comité permanent de la Convention de Berne qui s’est tenu à Strasbourg du 29 novembre au 2 décembre 2011, la France a présenté son rapport annuel sur les observations et les prélèvements d’érismatures rousses réalisés dans le cadre du plan d’action pan-européen (Espagne, France, Pays-Bas, Royaume-Uni) lancé en 2009 en vue de l’éradication de cette espèce et de garantir ainsi la conservation de l’érismature à tête blanche.

 

L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage tient une place privilégiée dans le plan sur les espèces invasives et déprédatrices, via son réseau : un suivi scientifique (Alain Caizergues, DER/CNERA AM, et Jean Hars, DER/USF), un suivi de la population coordonné par le Réseau Oiseaux d’Eau Zones Humides (Carol Fouque, DER / CNERA AM) et alimenté par les observations des Services départementaux, notamment, qui réalisent les prélèvements synthétisés par la Direction de la police.

Cette organisation, en cohérence avec les complémentarités disponibles au sein de l’ONCFS, permet de traiter cette problématique dans l’intégralité de ses composantes, de la connaissance à la gestion. Elle bénéficie en outre de l’appui de personnels de réserves (suivi et prélèvement) et du signalement d’observations de la part d’ornithologues de terrain (naturalistes, personnels de FDC, chasseurs, …). 

Objectif 2015 pour l’éradication de l’érismature rousse

Au plus près du terrain, ceux qui connaissent l’espèce apprécieront le résultat obtenu en 2011 par les Services départementaux de l’ONCFS et par la Réserve naturelle de Grand-Lieu, avec respectivement 103 et 127 individus prélevés.

Mais l’effort doit être soutenu et même accru car les états qui sont parties prenantes de ce plan d’éradication se sont engagés à atteindre leur objectif en 2015.
C’était sans compter avec un afflux récent en France d’érismatures rousses (pic de 239 oiseaux durant l’hiver 2010-2011) en provenance du Royaume-Uni et des Pays-Bas, notamment.

Fortement concernée par cette action, la Direction Inter-régionale Bretagne-Pays de Loire a alors proposé des mesures pragmatiques pour renforcer le dispositif actuel, toujours coordonné par l’ONCFS. Celles-ci visent à créer des réseaux locaux ou régionaux d’observation et d’intervention, avec une extension de l’habilitation des tirs à des personnels qui bénéficieront d’une formation sur le terrain en préalable.

Une campagne de sensibilisation

En complément, une campagne de sensibilisation sera développée via notamment la création et la large diffusion d’un dépliant soulignant le pourquoi et la nécessité d’éradiquer cette espèce, rappelant les critères de son identification et explicitant le protocole de transmission des observations afin qu’elles servent utilement la mission des agents habilités.

Le Secrétariat de la Convention de Berne a félicité la France pour son bilan et pour l’ensemble des mesures prises au bénéfice d’une plus grande efficacité.

 

Jean-Marc CUGNASSE,

DER, Chargé d’études et de recherches sur les espèces invasives et déprédatrices