Réseau Castor

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Depuis 1987, l’Office National de la Chasse et de la faune sauvage s’est vu confier, par le Ministère chargé de l’environnement, la mission d’organiser et d’animer le réseau Castor.
 
En 1988, le premier stage de formation des correspondants eut lieu pour répondre à la demande de plaignants qui subissaient des dommages notamment dans le sud-est de la France. Depuis, la population de castors s’est étendue sur une bonne moitié du territoire national. Les stages de formation se sont alors succédé ; plus de 200 personnes ont été formées à ce jour ; la majorité sont des agents de l’ONCFS. 
 
Depuis 2003, la réorganisation interne du réseau Castor repose sur l’encadrement des correspondants départementaux par les Délégués régionaux qui coordonnent et définissent les objectifs annuels par le relais des Chefs de Service.

Dans un courrier du 29 avril 2013, le MEDDE a conforté les missions du réseau Castor au Directeur Général de l’ONCFS. Les missions principales, notamment le suivi de la colonisation, restent inchangées mais doivent être ajustées conformément à la Directive "Habitat-faune-flore". Dans certains cas, le réseau peut être amené à intervenir sur les habitats ou sur l’espèce.

Les correspondants du réseau apportent leur appui technique et conseils auprès des administrations départementales et régionales (DDT-DREAL) et, à leurs demandes, réaliseront des constats de dommages.

Le CNERA PAD continue à assurer les formations des correspondants départementaux, dont la demande est constante, pour suivre, au plus près, voire devancer l’évolution des populations de castors et les problèmes qui peuvent en découler ainsi que le suivi des populations de la loutre par la reconnaissance des indices. 

 

Le CNERA Prédateurs-animaux déprédateurs assure :

  • la formation des spécialistes « castor »,
  • le bilan annuel national des dommages,
  • la capture de castors dans le cadre d’opération de réintroduction.

Les délégations interrégionales concernées assurent :

  • l’animation et la coordination de réseau de spécialistes « castor » départementaux,
  • la synthèse annuelle des constats de dommages par région administrative, et au niveau départemental les constats de dommages et le suivi des protections,
  • le suivi de l’aire de répartition au niveau régional.

L’aire de répartition de l’espèce s’est étendue sur les différents bassins hydrographiques où l’espèce subsistait après un fort déclin jusqu’au milieu du XXème siècle et où l’espèce a été réintroduite depuis les années 1970.

 

Un point sur la situation de l’espèce a été fait par prospection systématique du réseau hydrographique susceptible d’être occupé par l’espèce depuis 1992. L’enquête a été terminée en 1994-1995 pour le Sud-Est (Bassin du Rhône, sud-est du Massif central et fleuves côtiers du Languedoc), et en 2001-2002 pour le bassin de la Loire (et le Finistère). Elle sera terminée en 2008 pour le Nord-est. Dans la mesure où l’espèce progresse sur différents bassins, les marges de l’aire de répartition seront surveillées. L’accent sera mis sur le bassin « Saône-Doubs », les affluents rive gauche de la Loire, le haut bassin de la Moselle.

La réactualisation du statut de l’espèce sur les trois bassins hydrologiques est réalisée en continu, sa transcription cartographique est consultable : Répartition du Castor sur le réseau hydrographique.

 

Une enquête sur la mortalité (en liaison avec le réseau SAGIR) permet de déceler l’ampleur et la diversité des causes de mortalité de l’espèce.

 

 

Consulter les publications du réseau Castor

 

Castor : bilan 2011 des dynamiques régionales du réseau (FS n°296 2012)

 

Réintroduction du Castor en France : Recommandations, conseils et réglementation - août 2013

 

Les castors à l’assaut des cours d’eau à régime torrentiel (FS n°303 2014)

 

 

Consulter les publications sur le castor et la loutre