Fragmentation de l’habitat et collisions

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Articles associés

 

4 - Fragmentation de l’habitat et collisions

 

41 Fragmentation

42 Collisions


41 Fragmentation

411 - Routes et passages faunes

412 - Dispositifs de sortie d’autoroute pour la faune sauvage

413 - Grilles canadiennes

414 - Canaux

415 - Les corridors de libre circulation et les trames vertes

 


411 - Routes et passages faunes

Le Setra est le Service technique du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie (MEDDE). Il dans le domaine de la route, des ouvrages d’art et des transports.
Plusieurs documents concernant l’aménagement des routes pour la faune sont disponibles sur son site.


1 Monographie, 01/08/2006
Routes et passages à faune - 40 ans d’évolution, 55 pages

 

Résumé : Les passages à faune ont connu de nombreuses évolutions depuis les premières implantations dans les années 60. Dispositifs au départ destinés au gibier, ils répondent maintenant à une demande plus large de conservation de la biodiversité tout en assurant pour le réseau routier un rôle de sécurité. Deux guides techniques, édités par le Sétra en 1993 pour la grande faune et en 2005 pour la petite faune, définissent les principes, méthodes et gestions nécessaires à leur implantation et à leur bon fonctionnement. Ce rapport présente les progrès accomplis sur le terrain et fait état des diverses possibilités offertes, notamment avec les nouveaux matériaux, une meilleure connaissance des problèmes de fragmentation des habitats et de réflexions globales à l’échelle d’un territoire. Enfin, il présente, compte tenu des nouvelles perspectives, la réflexion préalable à la mise en place des nouveaux passages.

2 Guide technique, 01/08/2005
Aménagements et mesures pour la petite faune - Guide technique
 Référence SETRA 0527, prix de vente 26 €, 264 pages

 

Résumé : Ce guide présente une synthèse actuelle, la plus complète possible des connaissances et des expériences nationales et européennes, concernant les aménagements et mesures pour la petite faune. De très nombreux exemples et données illustrent des opérations d’aménagement et de protection menées par des maîtres d’ouvrages, des maîtres d’oeuvre publics ou privés, des bureaux d’études et des associations. Il est organisé en cinq chapitres. Le chapitre I rappelle les bases justifiant les aménagements en faveur de la petite faune. Le chapitre II précise la démarche pour conduire les études destinées à mettre en oeuvre les aménagements. Le chapitre III expose les différents impacts causés par les infrastructures sur la petite faune. Le chapitre IV décrit un certain nombre de mesures et de réalisations. Le chapitre V réunit les éléments nécessaires à la gestion des aménagements. Des fiches techniques, des fiches espèces, une bibliographie et un glossaire complètent cet ouvrage. D’autre part, afin de faciliter la prise de connaissance, une synthèse technique, intitulée "les points clés", a été rédigée à l’usage du responsable du projet. Cette synthèse constitue une référence pour les actions à engager par le maître d’ouvrage ou le chef de projet.

3 Monographie, 01/10/2000
Fragmentation de l’habitat due aux infrastructures de transport - État de l’art (14 Mo), 190 pages

 

Résumé  : Les réseaux existants d’infrastructures de transport en Europe ont déjà causé une fragmentation des paysages naturels. Face à cette situation, l’objectif principal de l’action COST 341 "Fragmentation de l’habitat due aux infrastructures de transport" est de promouvoir un développement raisonné du réseau de transport pan-européen à travers des recommandations et des procédures de planification dans le but de conserver la biodiversité et de réduire le nombre d’accidents impliquant la faune sauvage. Ce document a pour objectif :- de résumer la recherche scientifique et appliquée actuelle ;- d’évaluer les pratiques et les usages en cours pour identifier les acquis, les lacunes et les améliorations à leur apporter. Parmi les facteurs entraînant la fragmentation des habitats, le rôle des infrastructures linéaires (routes, autoroutes, voies ferrées, canaux..), est abordé dans ce document.

4 Fiche et note d’information, 01/11/1998
Surveillance automatique des passages pour la faune : piégeage photographique et suivi vidéo
 

Résumé : Cette note décrit le fonctionnement et l’utilité de systèmes de surveillance automatique des passages réservés pour le franchissement des infrastructures routières par la faune, par piégeage photographique ou vidéosurveillance. Les résultats obtenus permettent d’étudier la fréquence d’utilisation des passages et la fréquentation des abords par type d’animal.

 

5 Guide technique, 01/12/1993
Passage pour la grande faune - Guide technique

 

Résumé  : Ce guide présente tous les éléments nécessaires à la conception et à la gestion de passages efficaces pour la grande faune.Il établit une méthodologie d’approche globale du problème et des règles d’implantation, de construction et d’aménagement des abords, afin que les chefs de projets routiers puissent prendre en compte les besoins spécifiques de la grande faune depuis l’établissement des avant-projets jusqu’à la réalisation des travaux. Il développe aussi les principes de gestion et d’entretien des passages pour la grande faune. Il inclut des fiches thématiques sur la vie de la grande faune, les impacts de la route, le coût des ouvrages, et un modèle de convention de gestion. Une bibliographie complète ce guide.
Référence SETRA : B9350, prix de vente 38,11 €, 124 pages

6 Fiche et note d’information, 01/11/1987
Aménagements pour la faune sauvage Téléchargeable, 124 pages

 

Résumé : Ce guide présente tous les éléments nécessaires à la conception et à la gestion de passages efficaces pour la grande faune. Il établit une méthodologie d’approche globale du problème et des règles d’implantation, de construction et d’aménagement des abords, afin que les chefs de projets routiers puissent prendre en compte les besoins spécifiques de la grande faune depuis l’établissement des avant-projets jusqu’à la réalisation des travaux. Il développe aussi les principes de gestion et d’entretien des passages pour la grande faune. Il inclut des fiches thématiques sur la vie de la grande faune, les impacts de la route, le coût des ouvrages, et un modèle de convention de gestion. Une bibliographie complète ce guide.

 

7 Rapport d’expertise  2001

Aménagement paysagers aux abords des passages grande faune de la ligne à grande vitesse est européenne Téléchargeable, 59 pages (18 Mo)

 

Résumé : Réseau Ferré de France, Maître d’Ouvrage de la Ligne à Grande Vitesse Est Européenne, a demandé à l’ONCFS d’analyser les aménagements paysagers sur et aux abords des Passages Grande Faune spécifiques et mixtes, et de critiquer l’existant.
Cette étude s’articule autour de deux axes essentiels : la végétation (disposition des modules, composition des structures végétales, choix des essences, continuité des corridors) et l’aspect « visuel » (grillages, séparation des fonctions pour les passages mixtes, glissières).
Les informations concernant cette problématique ont été fournies par les différents Maîtres d’Oeuvre du Génie Civil. Or, l’état d’avancement des projets d’aménagements paysagers est variable selon les équipes de paysagistes. Les sources d’informations sont disparates et notre étude s’est donc basée sur les orientations de chaque Maître d’oeuvre.
Ce rapport a pour but de synthétiser les éléments dont nous disposons au 10/11/01 et d’apporter des propositions éventuelles de nature à améliorer la fonctionnalité des passages.

 

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412- Dispositifs de sortie d’autoroute pour la faune sauvage

Quelques dispositifs existent pour permettre aux animaux de sortir des emprises clôturées de circulation.

Un exemple : Sangliers : sortie d’autoroute sans péage


Extrait de Bellefeuille et Poulain, 2003 

Des portillons à sens unique (ouvertures entourées de barreaux courbés qui pointent vers l’extérieur) ont été testés dans quelques études réalisées aux États-Unis. Alors que Lehnert et Bissonette (1997) ont remarqué que le cerf mulet semblait réticent à utiliser les portillons, Reed et al. (1974a) ont constaté que ces structures pouvaient être efficaces pour permettre à cette espèce de fuir la voie de circulation, lorsqu’elles étaient mises à des endroits stratégiques. En effet, ce sont les portillons placés à proximité d’un cours d’eau ou d’un couvert végétal qui étaient les plus employés. En Alaska, McDonald (1991) a observé que les portillons étaient utilisés par des orignaux, mais il mentionne qu’il faut porter une attention particulière à la lubrification des charnières en hiver, car les portes avaient tendance à demeurer ouvertes lorsque la température descendait sous le point de congélation. Des auteurs ont suggéré que des sauts à sens unique, sortes de rampes faites de terre ou autre, pourraient être plus efficaces pour permettre aux cervidés de s’échapper de la zone clôturée (Lehnert et Bissonette, 1997 ; Van Manen et al., 2001). Selon Van Manen et al. (2001), les échappatoires à sens unique devraient être installées à tous les 200 à 300 m

 

 

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413- Grilles canadiennes

Ce dispositif est fait pour permettre le passage des véhicules tout en empêchant celui des ongulés. Il est constitué de fines poutres ou de tuyaux disposés parallèlement sur un cadre et espacés. Cette grille est posée à l’entrée de la route au niveau du sol et un espace vide, d’une hauteur d’un mètre ou moins, est habituellement aménagé en dessous. Le système, communément utilisé pour le bétail, exploite l’inconfort et la crainte qu’auraient les ongulés à se déplacer sur des montants minces ou ronds, espacés, qui laissent entrevoir le vide.

Lien vers le document « grilles canadiennes, schémas »

Remarque : extrait de Bellefeuille et Poulain, 2003 

Même si des structures de franchissement anti-ongulés semblent de plus en plus employées dans l’ouest du continent le long d’autoroutes clôturées (Lo, 2000 ; Highway Service Center Parks Canada, 2002), les données sur leur efficacité sont très rares. Au Colorado, les performances d’une structure composée de petites poutres d’acier de 1,27 cm de largeur, espacées de 10 cm, ont été étudiées dans le cas du cerf mulet. Des grillages de différentes longueurs (3,6, 5,5 et 7,3 m) ont été testés dans des conditions contrôlées et en nature. Dans les conditions contrôlées, 18 cerfs captifs ont été relâchés un à un dans un enclos où la seule issue était la structure de franchissement. Seize d’entre eux ont franchi l’obstacle en moins de 3 minutes en moyenne. Aucun cerf n’a tenté de sauter par-dessus le grillage, peu importe la longueur testée, même s’ils sont capables de faire des bonds de près de 9 mètres. Quelques cerfs se sont passé toutes les pattes à travers le grillage sans se blesser. Ils se sont sortis de cette position en se roulant sur le côté afin de remettre leurs sabots sur les poutres et ont terminé la traversée. Les ergots ont semblé fort utiles pour garder une certaine préhension sur les poutres fines. Des suivis de pistes ont montré que cette structure de franchissement n’était pas plus efficace en conditions naturelles (Reed et al., 1974b).

 

 

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414 Canaux

Les canaux constituent très souvent des pièges mortels pour les animaux qui ne parviennent pas à remonter les berges souvent cimentées ou trop verticales. Des dispositifs permettant d’éviter les noyades existent.

 

 

 

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415 Les corridors de libre circulation et les trames vertes

Un inventaire cartographique des espaces de libre circulation du cerf élaphe a été réalisé en France en 1996 par l’ONCFS, à la demande du ministère de l’Environnement.

Cette enquête a été renouvelée en 2009 à l’occasion des réalisations des trames vertes afin que ces projets puissent intégrer la problématique « cerf » et bénéficier des dernières informations. En effet, la cartographie quinquennale de l’aire de répartition du cerf sur l’ensemble du territoire national permet de recenser plus facilement les principaux couloirs d’échanges entre les populations.

On appelle « couloirs de circulation » un territoire régulièrement utilisé par une espèce pour circuler entre deux zones, voire à l’intérieur d’une même zone. Une zone à cerf est une aire occupée par une population de cerfs et de biches.

Il est admis qu’un couloir de libre circulation utilisé par l’espèce cerf peut potentiellement être utilisé par toutes les autres espèces de mammifères terrestres présents en France. 

 

Les couloirs de libre circulation du cerf en 2010, Saint-Andrieux C. 2010. rapport scientifique ONCFS

 

La grande faune sauvage en Ile-de-France - Une base de données sur les grands ongulés 2001 

Fragmentation du territoire par les clôtures : une dynamique préoccupante dans le Loiret : Étude d’impact sur le cerf élaphe

 

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42 Collisions
 

421 Généralités
422 Que faire en cas de collision
423 Assurance et collisions
424 Comment diminuer le nombre de collisions
425 Etudes sur les collisions

 

421 Généralités

Une trentaine de personnes perdent la vie chaque année des suites d’une collision avec un grand ongulé (cerf, chevreuil et sanglier principalement). Le coût des collisions a été estimé en 2003 à près de 200 millions d’euros, soit 5 fois plus que le montant des dégâts agricoles (frais de dossiers et mesures de prévention inclus). En 25 ans la part du sanglier dans les collisions avec un ongulé est passée de 11% à 52%. Avec l’augmentation des populations de sanglier et du trafic routier le phénomène est en plein essor. Rappelons qu’en 20 ans les effectifs sanglier ont été multiplié par 3, et que le trafic routier a augmenté de 25% !

CETE de l’Ouest. 1998. -Collisions véhicules-grands mammifères sauvages : Évolution entre les inventaires de 1984-1986 et 1993-1994. Note d’information. 8p.

 

Les collisions routières dans l’ouest de la France. Santoni O., Bastian S., Arcanger J-F , Leroy D., 2006, Faune sauvage 270

 

Évaluation du coût économique des collisions véhicules – ongulés, Vignon V., Barbarreau H. 2006 .

 

Collisions entre véhicules et ongulés sauvages. Quel coût économique ? Tentatives d’évaluation. Vignon, V. Barbarreau H. 2008, Faune sauvage 279.

 

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422 Que faire en cas de collision

télécharger la plaquette "Parce qu’ils sont imprévisibles, soyons prévoyant"

 

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423 Assurance et collisions

Depuis octobre 2010 (Loi 2010-1249 du 22 octobre 2010), le Fonds de Garantie des assurances obligatoires ne rembourse plus les dommages matériels causés par collisions avec les animaux sauvages.
Seuls les dommages corporels sont indemnisés.

Les assurés tous risques sont remboursés par leur assureur selon les conditions de leur contrat (franchise à leur charge). Pour les personnes assurées « tiers collision » il n’y a plus de remboursement par le FGAO des dommages matériels.

Un retour en arrière important donc, puisque de 2007 à 2009 le FGAO remboursait la totalité des dommages matériels et corporels et prenait en charge la franchise des assurés « tiers collision ». On revient donc à la situation d’avant 2003, sachant que de 2003 à 2007 une franchise de 300 € avait été mise en place, et qu’en 2009 le FGAO était revenu à une franchise de 500 €.

 

 

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424 Comment diminuer le nombre de collisions

En 2008 plus de 33 000 collisions avec les ongulés sauvages ont été enregistrées par le FGAO, plus de 53 000 en 2209.

Les solutions pour diminuer le nombre de collisions passent bien sûr par la gestion des populations et la maîtrise des effectifs, et par la mise en place par les pouvoirs publics de dispositifs empêchant les animaux de pénétrer sur la chaussée (clôtures le long des voies rapides, passages faunes, gestion des bords de route afin de les rendre moins attractifs).

 

Les systèmes destinés à éviter les collisions avec la grande faune ne sont généralement pas efficaces (répulsifs, ultrasons, réflecteurs etc). La prévention la plus efficace passe par l’information aux automobilistes. Dans ce cadre une campagne de prévention lancée par le Fonds de garantie des assurances en partenariat avec l’ONCFS et la FNC a été menée. Une brochure à destination du grand public a été réalisée sous le titre « Parce qu’ils sont imprévisibles, soyons prévoyants ». Outil simple et pédagogique, ce document présente ce phénomène actuel et donne les conseils de prudence à respecter pour éviter la collision ainsi que la marche à suivre si la collision n’a pu être évitée.

 

Nous espérons que cette campagne contribue à diminuer le constat préoccupant fait sur l’année 2008 : il y a, en France, 5 collisions par heure !

prévention des collisions


Documents à télécharger :  
MAGNAC- WINTERTON M. CIBIEN C., CRANSAC – HEWISON N. 1999. - Systèmes visant à réduire le nombre de collisions avec les grands ongulés. Analyse bibliographique et perspectives. Rapport technique 58p.


SETRA 2003. - Systèmes et mesures visant à réduire le nombre de collisions avec les grands ongulés. note d’information, 8p.


WILBROD - Sécuriser conjointement les déplacements des animaux et ceux des automobilistes : une première dans le Grésivaudan

 

Mesures envisageables pour réduire les collisions avec les cervidés

 

VAN DER REE R., SMITH D.J., GRILO C. - Use of reflectors and auditory deterrents to prevent wildlife-vehicle collisions, 7p.
Les routes représentent un environnement non naturel et perturbant pour la vie sauvage ainsi que pour les humains. Les réflecteurs de lumière et les dispositifs sonores ont pour but de modifier les comportements de la faune sauvage sur et le long des routes.
Les réflecteurs sont réalisés afin de rediriger vers les bas-côtés la lumière des véhicules qui approchent et les dispositifs sonores sont faits de manière à provoquer des douleurs auditives et des irritations chez les animaux et pour masquer d’autres sons naturels. Ces deux techniques tentent d’alerter les animaux afin de les décourager de traverser les routes devant les véhicules. Le but recherché est de réduire le nombre de collisions entre les animaux sauvages et les véhicules. 
La plupart des études concernant l’efficacité des réflecteurs de lumière a été mal conçue et il est difficile d’en tirer des conclusions définitives. 
La couleur et l’intensité de la lumière produite par les réflecteurs n’ont pas fait réagir les espèces ciblées. L’impact des réflecteurs sur la vie sauvage est peu probable car peu susceptible de changer le comportement des animaux et d’éviter les collisions. 
Les dispositifs sonores, en général montés sur le devant des véhicules, semblent inefficaces pour modifier le comportement des animaux et donc réduire de manière significative le nombre des collisions. 
Les réflecteurs de lumière ainsi que les dispositifs sonores peuvent par ailleurs augmenter la complexité environnementale le long des routes, et ceci sans obtenir l’effet attendu sur la réduction des collisions.
Etant donné l’efficacité non prouvée de ces techniques et leurs conséquences potentiellement négatives, la mise en œuvre des réflecteurs et des dispositifs sonores pour la faune sauvage n’est pas recommandée.

 

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425 Les études sur les collisions

Les collisions entre véhicules et ongulés sauvages, Saint-Andrieux C. 2009, rapport scientifique ONCFS

 

 

 

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