Réseau Ours brun

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Le Réseau ours brun

 


En 1983, le Ministère en charge de l’écologie confie à L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage le suivi de la population d’ours bruns sur le versant français des Pyrénées. Pour ce faire, il est créé un réseau de correspondants : le Réseau Ours Brun (ROB). Le noyau de population des Pyrénées centrales disparaît à la fin des années 80 et seuls 5 ou 6 individus sont dénombrés en 1995, dans les Pyrénées-Atlantiques.
 
En 1995, l’ONCFS constitue l’Equipe Technique Ours (ETO) composée d’agents de l’établissement, de techniciens des Fédérations des Chasseurs sous convention et d’un agent de l’Office National des Forêts sous convention, au sein du CNERA Prédateurs - Animaux Déprédateurs, pour répondre à de nouvelles demandes du Ministère qui rédige plusieurs plans successifs et dont les thématiques confiées à l’ONCFS sont :

  • Assurer le suivi de la population d’ours bruns sur l’ensemble du massif pour déterminer son aire de répartition, ses effectifs et les sites importants pour sa conservation et sa gestion. 
  • Elaborer des méthodes d’expertise pour effectuer les constats de dommages sur le cheptel domestique et réaliser ces constats hors de la zone du parc national.
  • Réaliser les opérations de gestion tels que les effarouchements, les captures, le suivi télémétrique ou les translocations d’ours.
  • Rédiger les expertises pour le compte des services de l’Etat dans le cadre d’évènements particuliers (analyses comportementales, …) ou d’opérations d’aménagement du territoire.

 

Le ROB constitue un réseau d’observateurs susceptibles de recueillir des indices de présence de l’espèce sur l’ensemble de l’aire de répartition qui couvre plusieurs milliers de kilomètres carrés. Cette méthode assure un suivi extensif sur un large territoire tout en valorisant la compétence des personnes lors d’opérations de suivi systématique (itinéraires prédéfinis, station de suivi …).

 

1) Qui peut faire partie du ROB ?

N’importe quel particulier peut demander à intégrer le ROB. Mais les structures collectives sont privilégiées pour des raisons d’organisation. Ainsi, les associations de protection de la nature, les agents des établissements publics ou de Fédérations Départementales des Chasseurs représentent la majorité des personnes impliquées dans ce réseau.

 

2) Comment est-ce structuré ?

L’ETO est responsable du ROB et assure son animation et sa coordination. Elle assure la formation des nouvelles personnes intégrées au réseau et un responsable est identifié à l’échelle de la chaîne pyrénéenne. Il participe à la définition des objectifs du suivi et organise les opérations de terrain en fonction de protocoles validés. Avec un animateur, ils se chargent ensuite de centraliser les informations, de répartir les tâches, de veiller au respect des méthodes à utiliser et d’assurer la communication autour des informations recueillies.

 

3) Comment se fait le suivi ?

L’expertise de témoignages est essentielle au suivi de l’aire de répartition de l’espèce et se fait toute l’année, au gré des informations recueillies sur le terrain. Les vérifications sont souvent liées à des observations visuelles ou à des relevés d’empreintes et sont réalisées par un membre de l’ETO ou du ROB après contact directe avec l’observateur.

 

Le suivi systématique organisé par l’ETO implique des membres du ROB : des itinéraires sont définis en montagne et parcourus de façon régulière et coordonnée pour relever des indices de présence. Des stations de suivi (ou « pièges à poils ») sont réparties de façon homogène et contrôlés régulièrement.
Les constats de dommages sont réalisés par les agents des Services Départementaux de l’ONCFS et par les gardes du Parc National des Pyrénées dans les limites de sa zone de compétences.
 

Courriel : rezoours@oncfs.gouv.fr