Actualités sanitaires 2012

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Date : Novembre 2012

Epizootie chez les mésanges dans le Lot

Lésion cutanée-mésange En janvier 2013, plusieurs mésanges charbonnières ont été observées avec des lésions cutanées. Ces observations ont pu être réalisées chez un particulier, lors de leur venue à la mangeoire. 5 individus minimum présentaient des lésions. Les autres espèces fréquentant la mangeoire (mésanges nonettes et bleues, tourterelles turques) ne présentaient aucun signe clinique. Parallèlement des chardonnerets élégants montraient des signes de faiblesse. Aucune mortalité n’a été détectée, aucun prélèvement n’a donc pu être transmis au laboratoire départemental d’analyses vétérinaires. Plusieurs causes peuvent être responsables de troubles cutanés de ce type chez la mésange, parmi lesquelles la variole aviaire. Pour ce qui est de la faiblesse des chardonnerets, outre les hypothèses écologiques,il existe de nombreuses pistes diagnostiques. Seule une autopsie confrontée aux commémoratifs de terrain nous permettrait de comprendre l’origine de ces symptômes. 

 

Date : Octobre 2012

Mortalité groupée de tourterelles turques dans les Pyrénées-Orientales

tourterelle turque avec symptômes nerveux En octobre 2012, deux communes des Pyrénées-Orientales sont concernées par une mortalité importante de tourterelles turques. Sur l’un des sites, plus de 50 cadavres ont été découverts en l’espace de 15 jours sur le terrain d’un particulier dans un contexte d’agrainage. Un spécimen vivant a été transmis au LDAV66. L’examen nécropsique n’a révélé aucune lésion macroscopique. Mais la confrontation des commémoratifs de terrain, du contexte sanitaire du département et des résultats d’autopsie ont permis d’orienter le diagnostic vers la maladie de Newcastle. Un paramyxovirus aviaire de type 1 variant pigeon a été mis en évidence, qui peut être considéré comme pathogène pour la tourterelle turque et potentiellement pour d’autres espèces (poulet/dinde).

 

Date : Septembre 2012

Mortalité groupée de pigeon ramier dans la Manche

exemple de lésions de poxvirose aviaire sur une tourterelle turque En septembre 2012, une mortalité groupée de pigeons ramiers présentant des lésions cutanées a été déclarée. Un pigeon ramier a été autopsié et l’histologie a permis de mettre en évidence des lésions fortement évocatrices d’une infection à poxvirus aviaire. La forme présente sur cet animal correspondrait à une poxvirose sèche ou cutanée. Ces lésions ne présentent aucun risque zoonotique.

 

 

Date : Juillet 2012

Trafic de produits phytopharmaceutiques

Trafic produits phytopharmaceutiques En 2011 dans le Tarn, le carbofuran (molécule insecticide interdite depuis 2008) avait été détecté sur un chevreuil dans le cadre des investigations du réseau SAGIR sur une mortalité groupée (22 chevreuils trouvés morts par la FDC81 sur 700ha). Cet incident ajouté aux incidents détectés au niveau national semblait indiquer un renouvellement des stocks disponibles sur le territoire français. L’ONCFS a alerté l’OCLAESP. En 2012, sur la base de nouvelles intoxications concernant la même espèce, le parquet d’Albi confiait l’enquête à la Gendarmerie. Des opérations administratives et judiciaires devaient permettre d’interpeller le revendeur. Au total, 26 produits phytopharmaceutiques importés illégalement ont pu être listés, dont 14 ayant fait l’objet de revente. Une convocation par un officier de Police Judiciaire au tribunal correctionnel d’Albi a été délivrée à l’importateur des produits phytosanitaires dépourvus de toute autorisation de mise sur le marché. Cette collaboration inter-services a démontré son efficacité et permis de mettre en évidence un flux de produits illicites de l’Espagne vers la France. Cet incident nous rappelle que la faune sauvage constitue une sentinelle efficace contre les contaminations environnementales.

 

Date : Juillet 2012

Mortalité groupée de merles noirs en Côte-d’Or

merle noir En juillet 2012, une mortalité groupée de merles noirsimmatures a été déclarée dans le département de Côte d’Or. Les individus trouvés encore vivants présentaient des difficultés à voler, des problèmes d’orientation. L’examen nécrospique a révélé des lésions non caractéristiques d’une maladie en particulier. Trois semaines plus tôt, plusieurs incidents de mortalité groupée de verdiers d’Europe ont été déclarés pour lesquels les causes classiques de mortalité (trichomonose, salmonellose..) ont été écartées. Etant donné la sensibilité du merle noir et des fringillidés au virus Usutu et le contexte épidémiologique décrit en Allemagne, les flavivirus ont été recherchés.

Le virus Usutu, le virus West-Nile et les virus de l’IA n’ont pas été mis en évidence sur les échantillons transmis au LNR de l’Anses. Les étiologies responsables de la mort des merles n’ont pas pu être identifiées à ce jour.

 

Date : Juillet 2012

Mortalité groupée d’oiseaux en Charente

tourterelle turque Au cours des mois de juillet et août, un incident de mortalité suraiguë de verdiers d’Europe (jeunes et adultes) et tourterelles turquesaprès distribution de graines moisies épandues à même le sol (mélange de tournesol et millet) a été déclaré. La mortalité semble s’être stoppée après retrait des graines. Les commémoratifs confrontés aux résultats d’autopsie ont orienté le diagnostic vers la piste des mycotoxines. Le LDAV16 a donc transféré des échantillons de graines au LDAV40 pour recherche d’aflatoxines, ochratoxine, Don, zéaralénone, fumonisine. Les teneurs en DON (200ppb) (et en Zéaralénone, 35 ppb) retrouvées ne semblent pas pouvoir expliquer, à elles seules, une mortalité brutale chez des oiseaux. Toutefois, il existe un grand nombre de mycotoxines potentiellement produites ; et toutes les mycotoxines ne sont pas dosées en routine. La piste des mycotoxines reste cohérente aux vues du contexte éco-épidémiologique

 

 

Date : Avril 2012

Mortalité groupée d’oiseaux marins en Charente-Maritime

guillemots sp. morts découverts sur la plage En avril 2012, la LPO alertait le réseau SAGIR d’un incident de mortalité groupée d’amplitude anormale d’oiseaux marins en Charente-Maritime. Une centaine d’oiseaux de plusieurs espèces ayant des comportements alimentaires différents (immatures et adultes) a été déclarée se répartissant de la façon suivante : principalement des guillemots de Troïl, quelques macreuses sp. , quelques fous de bassan et un pingouin torda , mais ce chiffre est probablement largement sous-évalué. L’examen nécropsique réalisé par le laboratoire LASAT révèle un bon état corporel, aucune trace de traumatisme apparent, aucune trace de noyade, un gésier vide, l’examen étant rendu difficile du fait du séjour des cadavres dans l’eau. Les résultats épidémiologique et nécropsique suggèrent un épisode aigu à suraigu d’origine traumatique ou toxicologique. Les enquêtes menées par les services départementaux de l’ONCFS n’ont pas révélé de perturbations acoustiques particulières ni de pollutions au moment de l’incident. Des investigations sont toujours en cours pour déterminer l’origine de cet incident.

 

Date : Mars 2012

Mortalité de sangliers et lapin de garenne en Charente

sangliers morts au bord de l'eau En mars 2012, en Charente, une mortalité groupée de 7 sangliers et 1 lapin de garenne a été déclarée. Les animaux ont été retrouvés morts le long d’un cours d’eau, espacés de 150 m. L’épidémiologie de l’incident oriente vers une mortalité suraiguë des animaux, qui présentaient une épistaxis et un prolapsus rectal. Après enquêtes de l’ONCFS et de la FDC, 17 animaux au total auraient été découverts morts. 1 sanglier non issu de la mortalité groupée a été transmis au LDA16. Le cours d’eau au moment des faits est en voie d’assèchement, avec un mince filet d’eau reliant des nappes d’eau dormantes. Le débit principal du cours est constitué principalement par le débit du rejet d’une lagune en amont de la mortalité.

Aucune cyanobactérie ni activité toxinique n’a été mise en évidence par Aqua gestion dans le cours d’eau. En revanche l’analyse du rejet de la lagune a mis en évidence une très forte population de Cyanobactéries (30 millions de cellules/ml).

Aucune activité toxinique n’a été mis en évidence dans la lagune ni sur matrice animale (sanglier). Toutefois des concentrations très élevées d’H2S dissout ont été mises en évidence dans le rejet. La piste d’une intoxication par H2S reste cohérente étant donné l’épidémiologie de l’incident et les symptômes décrits. Toutefois une intoxination ne peut être écartée.

Des investigations sont en cours pour étudier la présence de H2S sur le poumon du lapin.

 

Date : Mars 2012

Recrudescence de cas de tularémie dans le Pas-de-Calais (Bois d’Habarcq)

lièvre atteint de tularémie En 2010, une épizootie de tularémie du lièvreavait été déclarée dans le bois d’Habarcq, tuant une cinquantaine de lièvres. 

En 2011, dans ce même bois, une dizaine de lièvres trouvés morts a été signalée. Un seul individu était exploitable et l’autopsie a révélé que la cause de la mort était la tularémie. L’entretien de l’épizootie était probablement lié à l’activité des tiques, pendant une période de redoux.

Une étude est programmée pour évaluer la prévalence de F. tularensisdans la population de tiques du bois et identifier les espèces de tiques responsables de la transmission.

 

Date : Février 2012

Mortalité massive de bécasses des bois pendant la vague de froid

bécasse trouvée morte pendant la vague de froid En février 2012, plus de 200 bécasses ont été retrouvées mortes en France suite à la vague de froid qui a sévi dans la 1ère quinzaine de ce mois. Des cas de mortalité ont été répertoriés dans 34 départements situés dans 11 régions différentes : jamais, dans les précédentes vagues de froid en France, autant de spécimens n’avaient été retrouvés dans autant de lieux (voir carte), du Nord-Pas-de-Calais au Languedoc-Roussillon, de l’Aquitaine à Rhône-Alpes. Seules la Corse et la Bretagne, épargnées par la rigueur de ce froid n’ont pas enregistré de cas de mortalité. De surcroit, il est important de préciser que trouver un cadavre de bécasse en nature est peu banal car très difficile, nous avions pu faire cette constatation lors d’études avec des oiseaux équipés d’émetteur. Les bécasses avaient atteint des poids extrêmement faibles proches de 200 gr avec une masse musculaire fortement entamée.

Il est cependant difficile d’estimer pour le moment l’impact de cette mortalité sur les populations de bécasses ; cependant, les suspensions de la chasse sur la quasi-totalité du territoire français, dans cette période particulièrement critique pour les oiseaux, ont permis de ne pas ajouter un autre facteur de mortalité (données Réseau Bécasse, réseau ONCFS/FNC/FDC).

 

Date : Janvier - février 2012

Recrudescence de cas de tularémie du lièvre dans l’Oise

lièvre atteint de tularémie Du 4 janvier au 7 février 2012, 6 lièvres sur 9 collectés dans l’Oise sont morts de tularémie, à une période de faible activité vectorielle. Les cas se sont déclarés sur des sites éloignés à quelques jours d’intervalle.
La maladie semble « ré-émerger » dans le département puisqu’elle n’avait pas été diagnostiquée depuis 2007. L’information a été relayée par la FDC60 à l’Agence régionale de Santé. Un autre lièvre vient d’être découvert, l’autopsie et une analyse histologique sont en cours pour essayer de cerner la voie d’exposition.

 

Date : Janvier 2012

Episode de papillomatose chez le cerf élaphe dans les Alpes-Maritimes

cerf atteint de papillomatose En octobre 2011, une dizaine de cerfs et biches du même groupe, présentant des tumeurs de tailles variables a été observée et photographiée par un naturaliste, Jean-Paul Daniel, dans la vallée du Haut-Var. Cette vallée abrite une population de 500 individus d’après le recensement de 2009 et est issue d’une extension naturelle depuis la population de cerfs de la vallée voisine. On observe toujours des échanges réguliers entre les deux populations. 
En janvier 2012, des prélèvements de tumeurs sur un daguet ont pu être réalisés dans la vallée de la Haute-Tinée par la FDC06. L’examen histologique a révélé des lésions tumorales compatibles avec des fibropapillomes, d’origine probablement virale. L’origine de la contamination reste inconnue. Au vu de ce premier résultat, une information sera diffusée auprès de l’ensemble des sociétés de chasse du département bénéficiant d’une attribution cerf afin d’appréhender au mieux l’importance de cette maladie virale dans les Alpes-Maritimes.

 

Date : Janvier 2012

Mortalité groupée de bergeronnettes grises

bergeronnettes En Dordogne, 18 bergeronnettes grises ont été découvertes mortes début janvier, dans et à proximité d’un hangar désaffecté.
Les oiseaux étaient en bon état physiologique. Il semblerait qu’ils aient chuté de perchoirs situés sous le toit du hangar. 
Une campagne de destruction de rongeurs avaient été organisée récemment à l’extérieur du bâtiment. L’autopsie a révélé des hémorragies internes chez certains sujets. 
Les analyses n’ont pas permis de mettre en évidence la présence d’anticoagulant dans les échantillons.

 

Date : Janvier 2012

Intoxication à la bromadiolone dans le Doubs

Traitement à la bromadiolone En 2011 dans le Doubs, 8 mammifères sauvages (sangliers, renards) ont été autopsiés dans le cadre du suivi des effets non intentionnels liés à l’utilisation agricole de la bromadiolone. Les résultats toxicologiques confrontés aux tableaux nécropsiques confirment une intoxication par la bromadiolone. En 2012, 3 fortes suspicions d’intoxication de renards et sangliers par un anticoagulant ont été rapportées. Les suspicions reposent sur les commémoratifs et le tableau lésionnel, des analyses toxicologiques sont en cours pour vérifier cette hypothèse.

 
 

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