Sanglier : démographie et gestion

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Problématiques d’études et recherches de l’équipe :

Sanglier : démographie et gestion

 

 

Le sanglier s’est très fortement développé au cours des dernières décennies et sa gestion reste une des préoccupations majeure de nombreuses associations cynégétiques mais également au coeur de l’actualité nationale.

Aussi, les études et recherches visent-elles à compléter les connaissances nécessaires pour élaborer et améliorer des outils de gestion adaptés à une gamme de situations les plus contrastées possibles.

 

Deux grands axes de recherche sont identifiés. 
 
Le fonctionnement démographique des populations constitue le premier axe. Les travaux portent sur la caractérisation des principaux facteurs de variation des paramètres de la dynamique de population (reproduction, survie, croissance, dispersion).

Des bases solides sur l’identification et la caractérisation de tels paramètres ont déjà été établies. Ces dernières sont indispensables au développement d’outils d’aide à la gestion de l’espèce telle que la modélisation. Récemment, une attention particulière a été portée à la caractérisation du patron de la variabilité de reproduction chez les laies, notamment en relation avec les facteurs trophiques du milieu. Par ailleurs, l’influence du rôle des mâles dans le mécanisme démographique à travers les modifications possible du système d’appariement et de ses conséquences en terme démographique est à l’étude.

Les paramètres de survie font également l’objet d’une attention particulière afin d’identifier leur variabilité selon le sexe considéré, et en fonction de la structure d’âge dans la population (survie postnatale, survie naturelle, éventuels mécanismes de compensation).

Le deuxième axe cible essentiellement la distribution spatiale de cette espèce. Il s’agit d’identifier et de caractériser les mécanismes de l’utilisation de l’espace et la répartition des animaux dans le paysage.
Les éléments structurants des domaines vitaux qui permettent aux sangliers d’échapper à la chasse : zone peu ou pas chassée, zone périurbaine, terrain militaire sensible, noeud d’autoroute, sont recherchés.
L’impact de la chasse elle-même sur la réaction des animaux et les modifications d’utilisation de leurs habitats est de mieux en mieux cerné. Pour mieux répondre aux contraintes et aux risques liés à de trop grandes concentrations d’animaux (dégât agricole, collision, problème sanitaire, impact en termes de biodiversité) il est impératif de comprendre les mécanismes contribuant à modifier l’occupation de l’espace par cette espèce « sociale » pour, in fi ne, pouvoir en appréhender les conséquences dans le fonctionnement des écosystèmes.


 

Chef de projet
Éric Baubet

Équipe

Serge Brandt, Franck-André Fordoxel, Eveline Nivois, Jean-Luc Hamman*, Marc Marchi*, Gilles Capron*, Hervé Bidault*, Marlène Gamelon (doctorante) (*temps partiel).

 

Partenaires scientifiques
Laboratoire de biométrie et de biologie évolutive – Université de Lyon/CNRS, CEFE-CNRS, Inra, Cirad, IRSTEA.

 

Partenaires gestionnaires
Office national des forêts, Club des chasseurs haut-marnais, Fédérations départementales des chasseurs

 

Points forts en 2012

  • Participation au Symposium international sur le sanglier à Hanovre (Allemagne) et à son comité scientifique.
  • Mise en évidence d’une stratégie alternative de reproduction chez les laies en fonction de leur âge et condition physique.


Points forts en 2011

  • Lancement de l’étude sur les causes et conséquences de la variation de la contribution des jeunes femelles à la croissance annuelle d’une population de sangliers.
  • Premières informations sur le système d’appariement et la paternité chez le sanglier.
  • Appui technique et expertise scientifique pour l’élaboration d’un observatoire national de reproduction du sanglier.

 

Points forts en 2010

  • Mise en évidence de l’impact d’une forte pression de chasse sur la démographie des populations : taux de renouvellement accru, puberté plus précoce, période de mise bas avancée.
  • Publication d’un numéro Faune Sauvage spécial gestion du sanglier.
  • Plan national de maîtrise du sanglier : coanimation des travaux des groupes techniques sur l’agrainage et la gestion des sangliers en zones urbaines.

 

Points forts en 2009
 

  • Test et validation du modèle démographique « sanglier » dans le département du Doubs.
  • Validation du rôle structurant de l’habitat et des réserves de chasse dans l’occupation spatiale des sangliers.
  • Appui technique et expertise scientifique pour l’élaboration du Plan national de maîtrise du sanglier.

 


Exemples d’études et recherche

 

Le sanglier : un ongulé à la démographie très particulière

 

Impact de la chasse sur le choix des zones de bauge chez le sanglier

 

Marquage de marcassins au chaudron en conditions naturelles

L’effet réserve sur les populations de sangliers

La modélisation : un outil d’aide à la gestion des sangliers