Sauvegarder la biodiversité : maîtrise des espèces ...

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Espèce invasive, espèce envahissante, ces différents vocables ne sont pas toujours employés à bon escient. Mais quelque soit le terme utilisé, il s’agit d’espèces pour lesquelles l’intervention de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage est souvent sollicitée.

 

Un facteur de perte de biodiversité...

 

L’introduction d’espèces étrangères, dites allogènes, et leur prolifération, sont aujourd’hui considérées au niveau mondial comme la deuxième cause de perte de biodiversité, après la destruction des habitats.

L’introduction et l’installation d’espèces nouvelles sont des phénomènes anciens. Ils ont pris néanmoins une ampleur croissante du fait de la forte augmentation des introductions d’origine humaine, volontaires ou accidentelles, facilitée par la multiplicité des voies de communication et l’intensification des échanges.

Ces espèces nouvelles venues d’ailleurs sont qualifiées d’espèces invasives et leur introduction peut être spontanée même si cela reste rare. C’est notamment le cas de la tourterelle turque (Streptopelia decaocto), qui a été signalée en France pour la première fois en 1950 et qui nidifie maintenant sur la quasi-totalité du territoire national.

Jeunes d'ibis sacrés au nidCes espèces invasives peuvent donner lieu à une prolifération avec des impacts massifs sur les écosystèmes autochtones.

Ainsi, le vison américain, introduit à des fins d’élevage mais échappé dans la nature, concurrence le vison d’Europe qui était déjà lui-même très menacé. La tortue de Floride, relâchée par des particuliers dans nos cours d’eau, met en danger la survie d’une espèce autochtone comme la Cistude d’Europe.

De la même façon, l’ibis sacré s’est installé sur notre littoral à partir d’individus échappés d’un parc zoologique en entrainant de graves dommages sur d’autres espèces de l’avifaune locale (aigrette garzette...).

 

 Jean-Louis CASSIGNOL

 

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 Jean-Louis CASSIGNOL