La Vipère d’Orsini sous surveillance

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La vipère d’Orsini (c) ONCFS

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Les agents des services départementaux du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et des Alpes-Maritimes assurent la surveillance des sites où la Vipère d’Orsini réside depuis la régression de son milieu naturel. L’instrument financier pour l’environnement (LIFE) bénéficie à six partenaires pour mener à bien des actions de conservation et de restauration de l’habitat de la petite vipère.

En 2006, l’ONCFS s’engage au côté de l’Agence régional pour l’Environnement (ARPE), du Conservatoire des Ecosystèmes et Etudes de Provence (CEEP), de l’Office National des Forêts (ONF), du Syndicat mixte d’Aménagement et d’Equipement du mont Ventoux (SMAEMV) et de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) pour mener à bien un programme LIFE Nature en faveur de la conservation des populations de la Vipère d’Orsini. Ce petit serpent, uniquement présent sur les pelouses sèches de Provence, voit son habitat se réduire et se dégrader, notamment à cause de la fermeture des milieux dus à la déprise agricole de nombreux pâturages.

Pendant plus d’une quarantaine de journées par an, les agents techniques et techniciens de l’environnement de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (en collaboration avec le Syndicat mixte d’Aménagement et d’Equipement du Mont Ventoux et l’Office National des Forêts) maintiennent une surveillance accrue entre mai et septembre sur les quatre sites les plus fréquentés : la Montagne de Lure (04), le Plateau de Calern et les Préalpes de Grasses (06) et le Mont Ventoux (84).

En effet, en amont du programme LIFE, plusieurs menaces avaient été identifiées comme la fréquentation touristique et le prélèvement de spécimens de Vipère d’Orsini par les collectionneurs. Il était donc indispensable, en plus du travail de communication mené par l’ensemble des partenaires, de pouvoir renforcer l’information, la prévention et la répression directement sur le terrain. Par exemple, une dizaine d’infractions avaient été relevées, entre 2007 et 2009 par les agents de l’ONCFS. Ces infractions concernaient la circulation des véhicules à moteur interdite dans les espaces naturels car elle contribue à la dégradation des habitats de cette espèce fragile et menace donc sa survie.

Aujourd’hui, le bilan est largement positif car plusieurs centaines de personnes sur ces trois dernières années ont pu être sensibilisées aux enjeux liés à la présence de la Vipère d’Orsini. Entre autres, les journées du Mondovélo et le Tour de France en 2009 sur le site du Mont ventoux ont été des temps fort de sensibilisation.