Fonctionnement et analyse des données

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Fonctionnement et analyse des données

 

Fonctionnement du réseau

 

La prospection des 5 335 points de comptage mobilise chaque année un réseau de 800 observateurs :

  • 600 agents de l’ONCFS rattachés aux différents Services Départementaux
  • 200 personnels techniques des Fédérations Départementales des Chasseurs.
  • 225 000 données saisies chaque année.

 

Ces observateurs sont coordonnés à l’échelle départementale par des Interlocuteurs Techniques Départementaux (ITD).

L’ITD joue un rôle d’interface entre les différents observateurs dont il a en charge l’animation et l’administrateur du programme :

  • il assure la bonne application des protocoles et l’organisation des prospections sur le terrain,
  • il retranscrit et forme les observateurs aux éventuelles modifications méthodologiques dont il a pris connaissance au cours d’une session de formation. Ces sessions de formation organisées chaque année par l’administrateur national du réseau sont l’occasion de repréciser les objectifs des programmes, les modalités de récolte et de traitement des données, et de vérifier la connaissance des interlocuteurs techniques (e.g. ; reconnaissance des chants).

 

La centralisation et la validation des relevés annuels sont assurées par l’ITD, avant transmission à l’administrateur du réseau.

La saisie et la validation des données sont effectuées par ce dernier à l’aide d’une application de gestion de base de données développée spécifiquement à cet effet.

L’analyse des tendances populationnelles des différentes espèces suivies est assurée par les membres de l’Equipe « Oiseaux de passage - Migrateurs terrestres » du CNERA Avifaune migratrice.



Analyse des données

 

Le cadre statistique utilisé pour le calcul des indices d’abondance et la caractérisation des tendances populationnelles est emprunté aux modèles de type Log-linéaire (ter Braak et al., 1994). La paramétrisation de ces modèles est caractérisée par une fonction de lien en Log et une distribution de l’erreur de type Poisson.

 

Pour le programme « ACT », le nombre de contacts retenu pour une espèce en un point donné est celui qui correspond au nombre le plus élevé de contacts obtenus lors des deux passages. Ces valeurs maximales sont sommées à l’échelle de chaque itinéraire afin d’obtenir une estimation de l’abondance locale pour chacune des espèces suivies. Cette estimation est alors utilisée comme variable « dépendante » dans les différentes analyses spatiales et de tendances populationnelles.

 

Pour chacune des espèces suivies, trois types de résultats sont fournis :

  • une courbe retraçant l’évolution de l’indice d’abondance sur la période 1996-2014 (programme « ACT »), et sur la période 2000-2014 (programme « Flash ») ;
  • une courbe lissée retraçant l’évolution de l’amplitude du changement interannuel de l’abondance de la population échantillonnée, exprimée en % de variation entre paires d’années successives (i.e pente additive) ;
  • une estimation de la tendance globale, dérivée sur la base du taux de croissance interannuel moyen calculé selon la formule :

 

Les analyses de tendance utilisent le logiciel TRIM 3.53 (Trends and Indices for Monitoring data - Pannekoek & Van Strien, 2005).

La sur-dispersion des données et l’auto-corrélation temporelle sont prises en compte.

Pour chaque espèce, une carte de la distribution géographique annuelle de l’abondance au printemps et en hiver est représentée par une méthode d’interpolation spatiale (Roux et al., 2008).

Pour les espèces grégaires en hiver (programme « Flash »), la distribution géographique de l’abondance est illustrée par le nombre moyen de contacts par point d’observation à l’échelle du département.