L’Unité Prédateurs - Animaux déprédateurs

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Chef de l’Unité PAD : Murielle Guinot-Ghestem

Implantations : Gieres (38), Birieux (01), Gap (05), Gershteim (68), Clermont Ferrand (63), Villeneuve de Rivière (31), Prades (66), Pau (64)

 

L'Unité Prédateurs-Animaux Déprédateurs (PAD) focalise ses recherches sur les espèces prédatrices qui, de manière générale, entrent en interaction avec les activités humaines (agricoles, cynégétiques ou touristiques).
 

L'Unité PAD est composé de 3 équipes dédiées à 3 groupes d’espèces :

  • L’équipe « petits carnivores  » basée à Birieux (Ain) étudient essentiellement les renards et les mustélidés au travers de suivi patrimoniaux et d’études scientifiques sur la dynamique des populations. Ces recherches visent à produire un corpus d’éléments biologiques via des techniques de suivi testées et validées, directement applicables à la définition du statut des espèces qu’elles soient natives ou introduites (nuisibles, en danger …) ;
  • L’équipe « loup/lynx  » basée à Gières (Isère) et Gap (Hautes Alpes) focalise ses études et recherche sur ces 2 espèces cryptiques qui recolonisent le territoire français, notamment en développant des techniques de suivi non invasives via un réseau de correspondants national loup/lynx ;
  • L’équipe « ours  » basée à Villeneuve de Rivière (Haute Garonne) assure le suivi des ours dans le cadre du programme de renforcement de la population au travers d’études télémétriques et d’un réseau de correspondants ours brun.

Par ailleurs, d’autres espèces « déprédatrices » font l’objet d’une attention particulière et entrent dans le champ de compétence de l’Unité PAD par un apport scientifique aux délégations régionales de l’ONCFS en charge de la gestion de ces dossiers sur le plan local :
 

  • Le castor d’Europe, prédateur de plantations d’arbres dans les ripisylves, qui d’un statut précaire il y a 1 siècle, recolonise aujourd’hui nombre de nos cours d’eau ;
  • Le grand hamster d'Alsace, prédateur des plantations de choux et en voie d’extinction sur le territoire français
  • Un appui plus ponctuel est donné sur les études conduites sur les visons d’Europe et d’Amérique, le blaireau ainsi que sur la loutre.

Selon le statut légal de ces espèces, les objectifs des différentes études qui sont menées visent (1) à produire des connaissances scientifiques sur la biologie et le fonctionnement de la dynamique des populations pour permettre une gestion optimale différenciée selon les situations, (2) à produire des états de conservation des espèces protégées (dont certaines sont menacées d'extinction) et (3) trouver des solutions pour réduire les interactions avec les activités humaines.
 

 

Pour répondre à ces questions, le suivi de l'évolution de leurs populations nécessite en premier lieu le développement et la validation d’outils fiables de suivi. Ensuite, comprendre les facteurs influençant leur dynamique de populations, comprendre les conditions qui favorisent ou limitent les dégâts (prédation, dommages aux cultures) afin de proposer des solutions pour réduire les dommages.

La plupart des études de l’Unité s'inscrivent dans des plans d'actions coordonnés et financés en partie par l'Etat (Ministère de l'Ecologie et du Développement durable et, le cas échéant, par celui de l'Agriculture). Les travaux de l’Unité PAD sont ainsi régulièrement exposés aux sollicitations des instances européennes (CEE).


Contact : cnerapad@oncfs.gouv.fr