Unité sanitaire de la faune

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Problématiques d’études et recherches de l’équipe  :

Unité sanitaire de la faune

 

 

L’intérêt pour les pathologies de la faune sauvage ne cesse de croître, surtout en raison du nombre de maladies partagées avec les animaux domestiques et de son exposition aux pollutions de l’environnement. Qu’il soit d’ordre environnemental ou cynégétique, l’enjeu patrimonial de ces travaux n’est cependant pas oublié, et la collaboration se développe avec d’autres organismes travaillant sur le même thème.

 

Il est en effet nécessaire de détecter les agents pathogènes et évaluer leur impact sur la santé des animaux sauvages, en complément des autres facteurs de fluctuation démographique, pour comprendre la dynamique des populations animales et pour ajuster les mesures de gestion de ces espèces lorsque les maladies ou intoxications provoquent des dégâts significatifs. Suivi sanitaire

 

La première mission de l’Unité sanitaire de la faune relève donc de la surveillance des maladies des oiseaux et des mammifères sauvages. Cette surveillance repose sur deux types de dispositifs. Le premier est représenté par la surveillance événementielle réalisée par le réseau SAGIR, qui s’applique à toutes les espèces d’oiseaux et de mammifères sauvages, pour tout agent pathogène et sur l’ensemble du territoire national, de façon permanente. Le second relève d’études ciblant des couples espèces/pathogènes dans un territoire et sur un pas de temps déterminés.

 

En fonction des événements détectés, des programmes d’étude et de recherche appliquée en épidémiologie sont développés pour préciser l’importance de la maladie pour l’espèce concernée, comprendre les mécanismes d’apparition, d’entretien et de persistance de la maladie, en lien étroit avec les connaissances relatives aux espèces. Pour certaines maladies intéressantes en termes de conservation, de gestion cynégétique des espèces, de santé publique ou d’économie agricole, les programmes visent également à déterminer les mesures de maîtrise des risques sanitaires les plus adaptées.
S’agissant des pathologies les plus graves (dangers sanitaires de première catégorie transmissibles au bétail et surveillance des effets non intentionnels des produits phyto-pharmaceutiques), un programme d’études ciblées sur les priorités sanitaires a ainsi été défi ni, en application d’une convention-cadre signée avec le MAAF et la FNC.

 

La mise en oeuvre du programme d’étude et de recherche appliquée conduit par l’Unité sanitaire de la faune repose sur l’expertise combinée des biologistes, des biométriciens, des épidémiologistes, des écotoxicologues et des pathologistes de l’ONCFS, en partenariat avec différentes équipes de recherche françaises et internationales.



 
Chef de projet USF
Jean-Yves Chollet

Équipe
Anouk Decors, Jean Hars, Célia Lesage, Ariane Payne, Sophie Rossi, Thomas Quintaine, Mickaël Sage.

 

Partenaires scientifiques
ADILVA, ANSES, Centrum voor Onderzoek in Diergeneeskunde en Agrochemie (Belgique), CIRAD, CNRS, ENV Maisons-Alfort, ENV Toulouse, Friedrich Loeffler Institut (Allemagne), Helmholtz Centre for Environmental Research (Allemagne), Inra, Instituto de Investigación en Recursos Cinegéticos (Espagne), INVS, Istituto Zooprofi lattico Sperimentale Umbria e Marche (Italie), Laboratoires départementaux d’analyses vétérinaires, ONIRIS (ENV Nantes), Plateforme nationale de surveillance épidémiologique en santé animale, PNR de Corse, Station biologique de la Tour du Valat, Université de Reims Champagne-Ardenne, Vet AgroSup Campus vétérinaire de Lyon, Vet-Diagnostics, Veterinary Laboratories Agency Weybridge (Royaume-Uni).

 

Partenaires financiers
ANSES, Bayer CropScience France, Communauté européenne, Conseil général de la Côte-d’Or, Conseil régional de Bourgogne, FDC de Côte-d’Or, FNC, Groupement de défense sanitaire de la Côte-d’Or, Inra, MEDDE, MAAF.

Partenaires gestionnaires
Cap Ornis, Chasse militaire de Bitche, FDC, FRC et FNC, MEDDE, MAAF, ONF, Parc national des Pyrénées, EPA de Chambord, Groupement de défense contre les maladies animales de l’Indre.

 

Points forts en 2012

  • Synthèse des études épidémiologiques menées sur la tuberculose bovine de la faune sauvage en Côte-d’Or.
  • Identification de mollusques hôtes intermédiaires des nématodes agents de la protostrongylose du lièvre.
  • Premières investigations sur le foyer de brucellose en Haute-Savoie avec mise en évidence de bouquetins infectés dans le Massif du Bargy.
  • Toxicovigilance renforcée du méthiocarbe : bilan de l’étude méthodologique et de modélisation.
  • Analyse rétrospective des cas d’intoxications à la Bromadiolone.
  • Bilan des études sur la circulation du virus de la fi èvre catarrhale chez les cervidés.

 

Points forts en 2011

  • Démarrage du programme de recherche sur la tuberculose de la faune sauvage en Côte-d’Or. (Expertises dans le domaine de la tuberculose bovine chez le cerf élaphe, le sanglier et le blaireau.)
  • Rapport final du programme de recherche sur l’influenza aviaire FRIA.
  • Rapport final sur la circulation et impact de la fièvre catarrhale ovine chez les ruminants sauvages en France.
  • Implication dans la veille sanitaire d’espèces soumises à un Plan national d’action.
  • Rapport d’expertise sur les effets non intentionnels de l’utilisation agricole de l’imidaclopride sur la faune sauvage.

 

Points forts en 2010

  • Audit de la performance du réseau SAGIR en matière d’épidémiosurveillance et d’épidémiovigilance par le Conseil scientifique de l’ONCFS.
  • Organisation d’une réunion internationale à Paris sur le programme d’étude et de recherche sur la peste porcine classique du sanglier.
  • Expertises dans le domaine de la tuberculose bovine chez le cerf élaphe, le sanglier et le blaireau.

 

Points forts en 2009

  • Opérations nationales de toxicovigilance.
  • Tests d’exposition aux molluscicides de perdrix grises en conditions semi-naturelles.
  • Représentation française à la réunion européenne sur la surveillance sanitaire de la faune sauvage à Bruxelles le 15 octobre 2009.
  • Renforcement de l’animation du réseau SAGIR (22 réunions départementales en 2009).

 

Exemples d’études et recherche

 

Tuberculose de la faune sauvage en Côte-d’Or : état des lieux

 

Surveillance de la brucellose en Haute-Savoie

 

Développement d’une méthodologie de suivis actifs des effets non intentionnels des molluscicides sur la faune non-cible

 

Études récentes sur la peste porcine classique (PPC) du sanglier dans les Vosges du Nord

 

Toxicovigilance sur les semis de maïs
 

La faune sauvage peut-elle être un réservoir de tuberculose bovine en France ?

 

La fièvre catarrhale ovine atteint-elle les ruminants sauvages ?