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Alimentation
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Les proies
animales (lombriciens, insectes et leurs larves, myriapodes,
crustacés) constituent l'essentiel de son régime
alimentaire. Les vers de terre, en particulier, lui apportent
80 % de l'énergie dont elle a besoin. Elle consomme
aussi des graines et des végétaux. Elle
trouve ses proies dans la litière et dans les
endroits frais et humides des forêts, mais également
dans les prairies permanentes qu'elle fréquente
la nuit en automne-hiver.
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Reproduction
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La bécasse établit
son nid à terre, en forêt. En France, la
saison de reproduction s'étale de fin février à fin
juillet. Le nord-est, les régions montagneuses
et les grandes forêts du Bassin parisien accueillent
l'essentiel des effectifs nicheurs français. La
ponte comprend en général 4 oeufs que la
femelle couve seule pendant 21 à 23 jours. Les
bécasseaux quittent le nid dans les heures qui
suivent l'éclosion et volent à l'âge
de 20 jours. Leur croissance est très rapide.
Pendant la saison de reproduction, le mâle peut être
vu ou entendu, au crépuscule et à l'aube,
lors d'un vol accompagné de cris, la "croule".
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Habitat
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La bécasse
est le seul limicole de mœurs forestières.
Elle fréquente plutôt les taillis des forêts
mixtes (feuillus et conifères). Au printemps et
en été, la bécasse est strictement
inféodée au milieu forestier. En automne-hiver,
il n'est pas rare de la rencontrer également dans
les bosquets, les grosses haies voire les landes hautes. À cette époque
de l'année, elle passe la nuit dans les prairies
avoisinant les massifs forestiers pour se nourrir. Un
peu avant l'aube, elle regagne sa remise forestière.
Ces déplacements journaliers portent le nom de "passée".
La bécasse est fidèle d'une année à l'autre à ses
territoires de reproduction et d'hivernage.
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Migration et hivernage
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Les populations
de bécasse des bois sont en majorité migratrices.
En automne, celles de Scandinavie, de Russie, d'Europe
Centrale quittent leurs territoires de reproduction pour
gagner les régions tempérées d'Europe
occidentale, d'Europe du Sud et d'Afrique du Nord. Cette
migration s'amorce dès la mi-septembre dans l'Oural.
En France, le pic de la migration post-nuptiale se situe
généralement vers la mi-novembre. Le pic
de la migration pré-nuptiale a lieu en mars. La
migration des bécasses se déroule de nuit,
par petits vols de quelques individus.
La période d'hivernage au sens strict est comprise
entre mi-décembre et mi-février. En France,
les régions littorales Manche-Atlantique et méditerranéenne
accueillent la majeure partie de l'effectif hivernant.
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Gestion de l'espèce
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 La
gestion de cet oiseau migrateur passe par un suivi le
plus précis possible de divers indicateurs biologiques.
Le recensement des effectifs nicheurs (fondé sur
celui des mâles à la croule) et des effectifs
hivernants est en place en France depuis près
de 15 ans.
Le développement du baguage (3 000 oiseaux marqués
chaque année) permet de suivre l'évolution
des taux de survie. Des enquêtes informent sur le
niveau des prélèvements cynégétiques
et sur l'évolution de la pression de chasse. Enfin,
des études conduites dans l'aire de reproduction
principale, en Russie, renseignent sur l'état de
conservation des populations "sources". La plupart
de ces actions entrent dans le cadre du "Réseau
Bécasse" animé par l'ONCFS. À l'heure
actuelle, la tendance générale est à la
stabilité des effectifs.
L'espèce demeure toutefois fragile en raison de
l'engouement qu'elle suscite chez les chasseurs. Conscientes
de cette fragilité, de nombreuses fédérations
départementales de chasseurs ont favorisé la
mise en place d'un prélèvement maximum autorisé (PMA)
qu'il serait souhaitable d'étendre à tous
les départements.
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Chasse
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L’enquête
nationale réalisée en 1998-1999 estime
le tableau de chasse annuel à 1 200 000 oiseaux
et place la bécasse au 8ème rang des prélèvements
nationaux.
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