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Alimentation
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Son régime alimentaire est essentiellement végétal en
automne-hiver : graines, jeunes pousses de céréales ou de colza,
feuilles de betteraves. Pendant la période de reproduction, insectes,
larves, lombrics et petits mollusques assurent l'alimentation des adultes et
des poussins.
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Reproduction
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 Dès le mois de mars, les mâles font entendre leur chant territorial,
notamment entre l'aube et la fin de la matinée. La saison de nidification
s'étend de mi-avril à fin juillet au cours de laquelle 1 à 3
couvées sont réalisées. Chaque ponte compte entre 3 et
5 oeufs, blanchâtres et tachetés de roux, déposés
dans un nid d'herbes sèches et de racines situé à même
le sol. L'incubation dure 11 jours et les poussins séjournent au nid
une dizaine de jours. Après avoir quitté le nid, les jeunes sont
nourris par les deux parents pendant environ 5 jours. Passé ce délai,
le mâle prend seul à sa charge l'apport de nourriture pendant
encore 5 jours, tandis que la femelle construit un nouveau nid. Les jeunes
deviennent autonomes vers 25 jours.
Le pourcentage de survie des couvées,
influencé par la prédation
(belette, chien, renard, chat, corneille, rapace...) et les pratiques culturales
(fauchage et broyage). est estimé à environ 25 %.
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Habitat
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D’origine steppique, l'alouette des champs affectionne les milieux ouverts
et à la végétation basse comme les plaines agricoles, les
dunes et marais littoraux, les landes et les pelouses d'altitude.
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Migration hivernage
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Sa présence toute l'année en France, ne doit pas faire oublier
son caractère migrateur. Ce statut diffère cependant selon la latitude
: totalement migratrice dans le nord et l'est de l'Europe, erratique au sud.
La
migration post-nuptiale se déroule de la fin septembre à la
mi-novembre. La France constitue une zone d'hivernage pour les oiseaux venant
de Scandinavie, Finlande et Europe centrale qui viennent s'ajouter aux effectifs
sédentaires. Durant l'hiver, les oiseaux recherchent les chaumes et semis
de céréales, les champs de betteraves ou de colza qui leur apportent
une nourriture abondante. Ces populations migratrices repartent vers fin février-début
mars pour nicher dans leur pays d'origine.
L'alouette des champs migre principalement
la nuit, réservant le jour à la
recherche de la nourriture et au repos.
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Gestion de l'espèce
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Les modifications des pratiques agricoles (remembrement, abandon de
la polyculture, intensification des fauches...) détiennent une responsabilité majeure
dans le déclin des populations (diminution des territoires favorables,
destruction des couvées, raréfaction des ressources alimentaires).
A
celles-ci, viennent s'ajouter les prélèvements par la chasse,
la prédation importante des jeunes et les conditions climatiques certaines
années.
Les suivis réalisés par l'ONCFS montrent une baisse
de 12 % de l'indice d'abondance des oiseaux reproducteurs entre 1994 et 2000.
La reconquête
des populations repose essentiellement sur la restauration de ses habitats
(réduction de la taille des parcelles agricoles, implantation
de bandes enherbées et de jachères) et le retour à des
pratiques agricoles propices à l'espèce comme la culture des
céréales de printemps prisés comme lieu de reproduction
et dont les chaumes en hiver représentent des sites d'alimentation importants,
la réduction des produits phytosanitaires, le maintien des chaumes en
automne-hiver et le recul des moissons au début juillet.
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Chasse
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L’alouette des champs est chassée sur l'ensemble du territoire à tir,
devant soi ou au poste fixe. Dans les départements du Sud-Ouest, elle
fait l'objet de chasses traditionnelles au filet (pante) et aux matoles.
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