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Classification
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Le pigeon ramier, appelé palombe dans le sud de la France,
appartient à la famille des colombidés. Oiseau migrateur,
il est présent dans toute l'Europe (sauf zone arctique), en
Asie et en Afrique du Nord.
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Identificaton
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 Il
mesure de 40 à 45 cm pour une envergure de 75cm. Le poids (500g)
et le plumage sont identique aux deux sexes.
La tête, le dos et les ailes sont gris bleuté, le ventre
blanc rosé.
Le bec orangé à la base devient jaune à l'extrémité.
Le liseré blanc sur l'avant bras et les taches blanches de chaque
côté du cou permettent de le distinguer des autres pigeons
(biset et colombin).
En période de reproduction, le mâle se repère facilement à ses
roucoulements et à ses envols intempestifs accompagnés
de claquements d'ailes.
Les jeunes se reconnaissent à leur bec grisâtre, à l'absence
de tache sur le cou et aux liserés roux sur les plumes recouvrant
les ailes.
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Alimentation
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Peu exigeant, le pigeon ramier consomme essentiellement des graines et
semis (céréales, oléo-protéagineux, légumineuses)
mais ne dédaigne pas les bourgeons et jeunes pousses au printemps, les
faines, glands et baies en automne et en hiver. De petits invertébrés
(vers, chenilles, escargots) enrichissent parfois le menu des poussins.
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Reproduction
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 Dès
mars, le mâle quitte le dortoir et vient parader sur les futurs sites de
reproduction. Le couple est fidèle tout au long de la saison et peut le
demeurer plusieurs années consécutives.
Le nid de brindilles est construit par les deux parents, généralement
dans un arbre, à une hauteur comprise entre 3 et 8 m. Entre avril et septembre,
il peut accueillir jusqu'à 8 pontes, mais seules 2 ou 3 nichées
seront menées à bien. Chaque ponte comporte 2 oeufs blancs et l'incubation
dure 17 jours. Les poussins sont nourris au nid par les deux parents durant un
mois d'abord avec un "lait" sécrété par le jabot,
puis rapidement avec des graines et végétaux. Les jeunes peuvent
quitter le nid dès l'âge de 15 jours mais deviennent indépendants
entre 20 et 30 jours.
Bien que beaucoup de pontes échouent pendant l'incubation (prédation),
un couple produit en moyenne un peu plus de deux jeunes par an.
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Habitat
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A l'origine forestière,
l'espèce colonise maintenant tous les milieux (plaine agricole, bocage,
massif forestier) y compris les centres-villes.
Elle est présente dans toute la France, à l'exception des zones de
haute-montagne.
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Migration et hivernage
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 Les
populations d'Europe du Nord et de l'Est partent, à la fin de l'été,
hiverner sous des cieux plus cléments. Dans les pays tempérés
comme la France, l'espèce est devenue sédentaire et la population
nicheuse estimée à 1 million de couples.
En automne, lors de la migration postnuptiale, la France voit deux flux migratoires renforcés
ses effectifs.
Le premier dit de "longs migrants" vient de Russie, de Pologne, de Finlande et du nord
de la Suède et suit une voie continentale, du Jura aux Pyrénées qu'il franchit
entre mi et fin octobre pour aller rejoindre le sud de l'Espagne et le Portugal.
Le second flux dit de "moyens migrants", venu d'Allemagne, du Danemark, d'Autriche, du
Bénélux, traverse la France à la mi-novembre par une voie atlantique, du Nord à l'Aquitaine
et reste hiverner sur les grandes zones de maïsiculture du Sud-Ouest, de la région Centre
et de la façade
atlantique.
De mi-février à mi-avril, la migration a lieu en sens inverse.
Le pigeon ramier migre de jour.
Sur les sites d'hivernage, il devient grégaire avec des groupes de plusieurs milliers d'oiseaux.
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Gestion de l'espèce
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A
l'échelle européenne, le développement de nouvelles
cultures, comme le colza ou le maïs, a été globalement favorable
au pigeon ramier. En France, les suivis de l'ONCFS, montrent une augmentation
de 3,5 % de l'indice d'abondance entre 1994 et 2000.
Ce constat doit cependant être
nuancé à l'échelle
des populations. Ainsi, la population des migrateurs transpyrénéens
subit un déclin constant depuis quelques décennies auquel il
conviendrait de répondre par une gestion adaptée des prélèvements
et une surveillance renforcée des zones d'hivernage et de reproduction.
Sur notre territoire, certaines populations pâtissent du traitement des
semences de pois par des produits phytosanitaires toxiques pour les oiseaux.
Les remembrements excessifs en secteur bocager peuvent également provoquer
des chutes locales de l'abondance des couples reproducteurs.
Enfin, le développement
de grandes monocultures intensives (colza, céréales, pois) et
la disparition consécutive de ressources
alimentaires alternatives peuvent amener le pigeon ramier à se rabattre
sur ces cultures et provoquer des dégâts significatifs.
En France,
il est classé nuisible par le Préfet dans certains
départements, permettant alors sa destruction à tir en dehors
des périodes de chasse (mars à septembre).
Le devenir de cette
espèce dépendra de notre capacité à effectuer
des prélèvements adaptés à la biologie des différentes
populations qui la composent et à une gestion raisonnée de ses
habitats de reproduction et d'hivernage.
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Chasse
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Espèce
gibier, le pigeon ramier peut être chassé partout
en France, à tir en battue, à poste fixe, devant soi, et au vol.
Des techniques traditionnelles de capture sont utilisées en période
de migration par les chasseurs du Sud-Ouest : ce sont les palombières
en plaine, et les pantes dans les cols montagneux.
Les prélèvements
cynégétiques annuels sont estimés à 5
millions d'individus se répartissant sur tous les types de populations
(migratrices, hivernantes et sédentaires).
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