Le Service Départemental de la Charente Maritime

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SD de la Charente-Maritime

rue de la Liberté

17100 COURCOURY

Tél : 05.46.74.95.20

sd17[at]oncfs.gouv.fr

 

 

L’activité du service départemental de Charente-Maritime est inféodée à la position littorale de la région. Les territoires ont été façonnés par l’histoire océanique et l’occupation de l’homme.

La façade littorale se déploie sur 463 kilomètres. Le territoire maritime s’étire entre deux entités : la Sèvre-Niortaise et les confins du Seuil du Poitou au nord, et les forêts de la Double, à proximité du Bordelais au sud. Il est ponctué de quatre îles, dont deux sont reliées au continent : l’île de Ré au nord, rattachée à l’arrondissement de La Rochelle ; un peu plus bas, sur l’embouchure de la Charente, l’île d’Oléron, dépendant de Rochefort ; et plus modestes, l’île d’Aix et l’île Madame.

Un tel contexte favorise la diversité naturelles des milieux (faune et flore).

Le réseau hydrographique, étendu et varié, est formé de cinq bassins : la Charente (le plus grand), la Sèvre niortaise, la Seudre, la Gironde et la Dordogne. Il est marqué par la présence de vastes zones de marais, répartis essentiellement sur le littoral et la Gironde. La moitié des cent mille hectares de marais concernés, est exploitée pour l’agriculture. Environ trente mille hectares sont des prairies naturelles, soit dix pour cent de la surface agricole utile (SAU) du département. La surface moyenne d’une exploitation du marais est de cent dix hectares, contre quarante cinq pour la Charente-Maritime.

Les surfaces boisées représentent quinze pour cent du département, légèrement inférieure au Poitou-Charentes et bien en deçà de l’hexagone (27 %). Le massif le plus grand est situé à l’extrême sud du département, en prolongement de la Gironde et la Dordogne. Quelques grandes forêts méritent l’attention : presqu’île d’Arvert, Aulnay, Benon et la Lande.

Les deux tiers de la SAU sont consacrés aux céréales et oléo-protéagineux et un exploitant sur trois en tire l’essentiel de son revenu. On trouve des céréales sur deux cent mille hectares : 45 % en blé tendre – 35 % en maïs grain – 17 % en orge.

La chasse reste une activité forte en Charente-Maritime. C’est un département à associations communales de chasse agréée (ACCA) obligatoires. On en compte quatre cent soixante seize au total. Seule la Rochelle échappe à ce régime pour des raisons de disponibilité territoriale. En 2008, le département comptait vingt cinq mille permis de chasser.

Selon la ligue de protection des oiseaux (LPO), sur trois cent quatre vingt espèces d’oiseaux présentes dans le département, cent cinquante s’y reproduisent de façon régulière. Presque tous sont protégés par la loi. Les deux tiers sont des passériformes. Deux espèces « phare » sont sur le déclin, malgré les plans de sauvegarde : le Râle des genêts et l’Outarde canepetière.

Parmi les mammifères, on trouve deux espèces d’intérêt patrimonial national : la Loutre et le Vison d’Europe.

La Charente-Maritime concentre la majorité des espaces de grande valeur biologique de Poitou-Charentes. C’est une grande responsabilité pour l’ONCFS, dans la mise en œuvre des mesures de protection. Ainsi, les excès d’un tourisme parfois débordant, sont à prendre en compte par le service départemental, basé à Courcoury, près de Saintes.